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    <title><![CDATA[Le blog des raisons de croire (Métaphysique de l'esprit et de la liberté)]]></title>
    <link>http://www.philoreligion.com/categorie-1012584.html</link>
    <description>Les derniers articles publiés dans la catégorie &quot;Métaphysique de l'esprit et de la liberté&quot; du blog &quot;Le blog des raisons de croire&quot;</description>

        <language>fr</language>
    
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        <title><![CDATA[Le blog des raisons de croire (Métaphysique de l'esprit et de la liberté)]]></title>
        <link>http://www.philoreligion.com/categorie-1012584.html</link>
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    <pubDate>Mon, 15 Mar 2010 20:43:51 +0100</pubDate>    <lastBuildDate>Mon, 15 Mar 2010 20:43:51 +0100</lastBuildDate>    <generator>Over-blog.com RSS 2.0 Engine</generator>                <category>Métaphysique de l'esprit et de la liberté</category>    <docs>http://www.rssboard.org/rss-specification/</docs>                        
      <item>
        <title><![CDATA[Le matérialisme et l'identité personnelle]]></title>
        <link>http://www.philoreligion.com/article-22925163.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    <span style="font-size: 10pt;"><img  width="197" src="http://idata.over-blog.com/0/51/63/85/swinburne.jpg" height="260" class="CtreTexte"><br>
    <span style="font-size: 12pt;">Il y a des parties de nous-mêmes que nous pouvons perdre sans cesser d'exister et d'être le même individu qu'avant : les bras, les mains, les jambes, les cheveux,
    etc.<br>
    Soit un individu nommé&nbsp;John McCullen. Il perd une partie de sa mémoire au cours d'un accident, ainsi que ses jambes. Il a changé, mais il s'agit toujours de John McCullen.<br>
    <br>
    Imaginons qu'il ait commis un crime abominable avant cet accident. Après l'accident, on le considérera encore comme le criminel et il devra subir une peine proportionné au mal qu'il a commis.
    c'est donc qu'il s'agit toujours du même individu : John McCullen.<br>
    <br>
    La question est : quelle est la partie de&nbsp;son être&nbsp;qu'il peut perdre sans cesser d'être lui-même ? C'est la question des critères de l'identité personnelle.<br>
    <br>
    D'un point de vue matérialiste, il est tentant de penser que c'est le cerveau qui est le centre de l'identité personnelle. Mais, comme le montre Swinburne, cette idée pose un sérieux
    problème.<br>
    &nbsp;<br>
    - si on enlève une partie du cerveau à un individu (pour lui enlever une tumeur par exemple), il s'agit toujours du même individu après. Par exemple, si McCullen a un cancer et qu'on lui enlève
    un morceau de l'hémisphère droit, il reste John McCullen après l'opération. On sait d'ailleurs que ce genre d'opération, lorsqu'elle est réussie,&nbsp;n'enlève à l'individu qu'une partie de ses
    facultés (il ne peut plus jouer de musique, par exemple).<br>
    <br>
    - notons que si on enlève à un individu la moitié de son cerveau, il survit dans certains cas. Les enfants peuvent subir cette opération et recouvrer toutes leurs facultés au bout d'un certain
    temps (l'hémisphère restant finit par remplir toutes les taches à lui seul).<br>
    <br>
    Swinburne se demande donc : que se passe-t-il si on sépare les deux hémisphères cérébraux d'un individu sans les détruire ? Par exemple, on échange des hémisphères cérébraux de deux personnes
    (disons John et son frère Mark). Du point de vue matérialiste, la réponse serait celle-ci : nous avons deux personnes qui sont chacune un peu de John et un peu de Mark.<br>
    <br>
    Objection de Swinburne : dans ce cas, il fallait dire tout à l'heure que si John perd une petite partie de son cerveau au cours d'une opération, il n'est plus tout à fait John McCullen.<br>
    <br>
    Comment résoudre la contradiction ? Soit le fait de retirer une partie du cerveau fait qu'il ne s'agit plus du même individu, soit&nbsp;cela n'empêche pas qu'il s'agisse du même individu.
    Swinburne soutient que le matérialiste ne peut pas se sortir de cette difficulté...<br>
    <br>
    Il faut bien voir que l'identité d'une personne à travers le changement est d'un type particulier. Chisholm la&nbsp;distingue de&nbsp;l'identité d'un fleuve. Le Missouri et l'Ohio se jettent dans
    le Mississipi. Le Mississipi est-il le même fleuve&nbsp;en amont et en aval des lieux où le rejoignent ses deux affluents ? Oui et non. Nous lui donnons le même nom, mais il ne s'agit pas tout à
    fait du même fleuve.<br>
    En revanche, lorsque nous parlons d'une personne qui change au cours de sa vie, nous disons que c'est toujours de la même personne qu'il s'agit. Encore une fois, si&nbsp;elle a commis un crime et
    qu'on lui enlève une partie du cerveau&nbsp;au cours d'une opération, on pense bien qu'il s'agit toujours de la même personne après l'opération et qu'elle doit subir une peine de prison.<br>
    L'énigme est là : si le critère matérialiste de l'identité personnelle était correct, comment expliquer cette différence ?<br>
    <br>
    Swinburne suggère que le centre de l'identité personnelle n'est pas le cerveau, mais une partie indivisible (l'âme, si l'on veut).<br>
    <br>
    Son argument est étrange, mais je ne vois vraiment pas comment le contrer.<br></span></span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Thu, 18 Sep 2008 17:09:00 +0200</pubDate>        <guid >http://www.philoreligion.com/article-22925163.html</guid>
                <category>Métaphysique de l'esprit et de la liberté</category>        <comments>http://www.philoreligion.com/article-22925163-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Une position émergentiste sur la possibilité d'une vie après la mort]]></title>
        <link>http://www.philoreligion.com/article-16132786.html</link>        <description><![CDATA[&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; <span style="display: none; overflow: hidden; width: 0px; height: 0px"><font face="Times New Roman" size=
  "3">anti_bug_fc<br></font></span><font face="Times New Roman"><em><font size="3">William Hasker refuse à la fois le matérialisme et le dualisme traditionnel (celui de Platon, Descartes et Leibniz).
  Pour concilier les données empiriques et la théologie chrétienne, il compare l’esprit humain à un champ magnétique&nbsp;: « Un être vivant génère son champ de conscience de la même manière qu’un
  aimant génère son champ magnétique. Disposez correctement un assemblage de molécules de fer, et une nouvelle chose apparaît&nbsp;: un champ magnétique. Disposez correctement un assemblage de
  neurones, et il apparaît une chose nouvelle et distincte&nbsp;: la conscience ou l’esprit&nbsp;». Dans le passage suivant, Hasker traite le thème de l’immortalité de l’âme et de la résurrection des
  corps&nbsp;:</font></em></font>
  <p style="margin-bottom: 0cm; text-indent: 0.95cm" align="justify">
    <font face="Times New Roman">&nbsp;</font>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; text-indent: 0.95cm" align="justify">
    <font face="Times New Roman"><font size="3">Toute théorie de l’esprit doit s’interroger sur la possibilité d’une vie après la mort. Et là-dessus, il semble que les conceptions dualistes
    traditionnelles aient un sérieux avantage. La plupart, en effet, ont soutenu que l’âme était «&nbsp;naturellement immortelle&nbsp;», c’est-à-dire incapable de périr ou d’être détruite d’une
    manière naturelle. On a objecté à cela que les Ecritures ne parlaient jamais de l’âme en ces termes, mais associaient la résurrection des morts à l’espérance du croyant en une vie éternelle.
    Néanmoins, il semble qu’il faille encore une âme pour garantir l’identité personnelle. S’il n’y a nulle âme susceptible de survivre entre la mort et la résurrection, en quel sens peut-on dire que
    c’est la même personne qui vivait, qui est morte, et qui est maintenant ressuscitée&nbsp;? (…)</font></font>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; text-indent: 0.95cm" align="justify">
    <font size="3"><br></font>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; text-indent: 0.95cm" align="justify">
    <font face="Times New Roman"><font size="3">Au premier abord, il peut sembler que les implications du dualisme émergentiste ne soient pas favorables à la possibilité d’une vie future. Si l’esprit
    (ou l’âme) dépend du cerveau et du système nerveux pour continuer son existence, il semble que détruire le cerveau, c’est détruire également l’esprit. Et l’analogie du champ magnétique semble
    appuyer cette conclusion&nbsp;: détruisez un aimant (ou dans le cas d’un électro-aimant, stoppez le courant), et le champ disparaît. Mais ceci est loin d’être décisif. Le point essentiel est que
    d’après cette théorie, l’esprit conscient est une entité ontologiquement distincte du cerveau (<em>physical brain</em>). Dans des circonstances normales, la permanence de l’esprit dépend du corps
    en tant que support. Mais pour citer le neurobiologiste Wilder Penfield, «&nbsp;c’est à chacun de voir pour lui-même si après la mort, l’énergie peut venir à l’esprit de l’homme à partir d’une
    source extérieure. La science ne répond pas à cette question&nbsp;»<sup><a class="sdfootnoteanc" id="sdfootnote1anc" href=
    "http://srv04.admin.over-blog.com/fckeditor/editor/fckeditor.html?InstanceName=text&amp;Toolbar=simple_video#sdfootnote1sym" name="sdfootnote1anc"><sup>1</sup></a></sup>. Penfield admet ici la
    possibilité que l’esprit, bien que normalement dépendant du cerveau et du corps dans sa permanence, soit soutenu directement par le pouvoir de Dieu en l’absence d’un tel support. Le dualisme
    émergentiste admet cela, affirmant que la continuité d’existence d’une personne décédée est un miracle dû au pouvoir de Dieu, non une conséquence de l’ «&nbsp;immortalité naturelle&nbsp;» de
    l’âme. D’après un examen plus attentif, l’analogie du champ admet cette possibilité. Il a été montré que la théorie physique impliquait la possibilité qu’un champ magnétique suffisamment intense
    maintienne sa propre cohésion par gravité, même si on retire l’aimant qui l’a produit. On peut faire une remarque similaire à propos des trous noirs, qui sont devenus récemment un sujet de
    réflexion prioritaire en cosmologie. D’après Roger Penrose, une fois constitué, un trou noir devient «&nbsp;un champ gravitationnel qui se maintient lui-même dans ses droits&nbsp;» et «&nbsp;n’a
    désormais plus besoin du corps qui l’a construit à l’origine&nbsp;»<sup><a class="sdfootnoteanc" id="sdfootnote2anc" href=
    "http://srv04.admin.over-blog.com/fckeditor/editor/fckeditor.html?InstanceName=text&amp;Toolbar=simple_video#sdfootnote2sym" name="sdfootnote2anc"><sup>2</sup></a></sup>.</font>&nbsp;<br></font>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; text-indent: 0.95cm" align="justify">
    <font face="Times New Roman"><font size="3">William Hasker</font></font>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; text-indent: 0.95cm" align="justify">
    <font face="Times New Roman">&nbsp;&nbsp;</font>
  </p>
  <div id="sdfootnote1">
    <p class="sdfootnote" align="justify">
      <a class="sdfootnotesym" id="sdfootnote1sym" href="http://srv04.admin.over-blog.com/fckeditor/editor/fckeditor.html?InstanceName=text&amp;Toolbar=simple_video#sdfootnote1anc" name=
      "sdfootnote1sym"><font face="Times New Roman">1</font></a> <font face="Times New Roman"><span lang="en-GB">Wilder Penfield,</span> <span lang="en-GB"><em>The Mystery of the
      Mind</em></span><span lang="en-GB">, Princeton University Press, Princeton 1975, p. 215.</span></font>
    </p>
  </div>
  <div id="sdfootnote2">
    <p class="sdfootnote" align="justify">
      <a class="sdfootnotesym" id="sdfootnote2sym" href="http://srv04.admin.over-blog.com/fckeditor/editor/fckeditor.html?InstanceName=text&amp;Toolbar=simple_video#sdfootnote2anc" name=
      "sdfootnote2sym"><font face="Times New Roman">2</font></a> <font face="Times New Roman"><span lang="en-GB">Roger Penrose, «&nbsp;Black Holes&nbsp;» in</span> <span lang="en-GB"><em>Cosmology
      Now</em></span><span lang="en-GB">, Taplinger, New York 1976, p. 124 ; voir aussi Thorne,</span> <span lang="en-GB"><em>Black Holes</em></span><span lang="en-GB">, p. 30.</span></font>
    </p>
  </div>]]></description>
        <pubDate>Wed, 30 Jan 2008 10:09:00 +0100</pubDate>        <guid >http://www.philoreligion.com/article-16132786.html</guid>
                <category>Métaphysique de l'esprit et de la liberté</category>        <comments>http://www.philoreligion.com/article-16132786-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Entre matérialisme et dualisme : le dualisme émergentiste]]></title>
        <link>http://www.philoreligion.com/article-15959854.html</link>        <description><![CDATA[<span style="display: none; overflow: hidden; width: 0px; height: 0px">anti_bug_fc</span>
  <p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-indent: 27pt; text-align: justify">
    <font face="Times New Roman" size="3">&nbsp;</font>
  </p>
  <p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-indent: 27pt; text-align: justify">
    <font face="Times New Roman" size="3">A ce propos, je voudrais mettre en évidence deux difficultés qui se posent encore pour le matérialisme émergentiste, difficultés qui, je l’espère, inciteront
    au dualisme émergentiste. La première de ces difficultés concerne l’unité de la conscience. Gottlob W. Leibniz met en évidence ce problème de la manière suivante&nbsp;:</font>
  </p>
  <p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt 27pt; text-align: justify">
    <font size="3"><font face="Times New Roman"><span style="font-size: 10pt">En feignant qu’il y ait une machine dont la structure fasse penser, sentir, avoir perception, on pourra la concevoir
    agrandie en conservant les mêmes proportions, en sorte qu’on y puisse entrer comme dans un moulin. Et cela posé, on ne trouvera en la visitant au-dedans que des pièces qui se poussent les unes
    les autres, et jamais de quoi expliquer une perception. Ainsi, c’est dans la substance simple, et non dans la machine, ou le composé, qu’il la faut chercher (Leibniz, <em style=
    "mso-bidi-font-style: normal">Monadologie</em>, § 17)</span></font></font>
  </p>
  <p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt 27pt; text-align: justify">
    <font size="3"><font face="Times New Roman"><span style="font-size: 10pt">&nbsp;</span></font></font>
  </p>
  <p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-indent: 27pt; text-align: justify">
    <font face="Times New Roman" size="3">Cette difficulté n’est pas liée, comme certains l’ont dit, au fait que l’exemple de Leibniz est limité par la technologie du XVIIe siècle&nbsp;: si au lieu
    d’utiliser «&nbsp;des&nbsp;pièces qui se poussent les unes les autres&nbsp;», nous remplissons la machine avec des tuyaux à vide, des transistors, ou en l’occurrence avec des neurones, le
    problème demeure exactement le même. Le problème ne réside pas dans les poussées et les tractions mais plutôt dans la complexité de la machine, jointe au fait qu’un état de conscience complexe ne
    peut pas exister en étant distribué dans les parties d’un objet complexe. Le fonctionnement d’un objet complexe tel qu’une machine, un téléviseur, un ordinateur ou un cerveau, consiste dans le
    fonctionnement coordonné de ses parties qui, agissant ensemble, produisent un effet d’un certain type. Mais lorsque l’effet à expliquer est une pensée, un état de conscience, quelle fonction
    peut-on assigner aux parties individuelles, qu’ils s’agissent de transistors ou de neurones&nbsp;?</font>
  </p>
  <p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-indent: 27pt; text-align: justify">
    <font face="Times New Roman" size="3">Même un état subjectif (<em style="mso-bidi-font-style: normal">experiential</em>) parfaitement simple - comme l’expérience visuelle que vous avez en voyant
    la page où j’expose cet argument – contient beaucoup plus d’information que ce qu’il est possible d’encoder en un simple transistor ou en un simple neurone. Supposons maintenant que cet état soit
    divisé en <em style="mso-bidi-font-style: normal">bits</em> pour que certaines de ses petites parties soient représentées dans des parties de l’ordinateur ou du cerveau. En admettant qu’on y
    parvienne, une question se pose encore&nbsp;: qui ou quelle chose a cet état de conscience pris comme un tout&nbsp;? Cette question, j’en suis convaincu, n’a pas de réponse plausible et ne peut
    en recevoir. Malgré cela (ou peut-être à cause de cela) la question semble insaisissable&nbsp;; elle nous échappe avant que nous ayons le temps d’apprécier pleinement ses conséquences
    antimatérialistes. La raison en est, à mon avis, que nous remplaçons secrètement le sujet conscient – ou sa conscience unifiée, quelque soit sa nature&nbsp;; or elle contient ensemble les
    <em style="mso-bidi-font-style: normal">bits</em> d’information enregistrés séparément en différentes parties du cerveau et elle les assemble en une expérience simple, unifiée. Mais cette
    conscience en elle-même n’est ni un cerveau, ni une partie d’un cerveau. <em style="mso-bidi-font-style: normal">Le fait qu’une personne prenne conscience d’un fait complexe ne consiste pas dans
    le fait que des parties de cette personne prennent conscience de parties du fait, et un état de conscience complexe ne peut pas plus exister en étant distribué dans les parties d’un objet
    complexe</em>. Une fois qu’on a compris cela, on voit le matérialisme au milieu d’un profond embarras.<span style="mso-spacerun: yes">&nbsp;</span></font>
  </p>
  <p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-indent: 27pt; text-align: justify">
    <font face="Times New Roman" size="3">&nbsp;</font>
  </p>
  <p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-indent: 27pt; text-align: justify">
    <font face="Times New Roman" size="3">&nbsp;</font>
  </p>
  <p>
    <font size="3"><font face="Times New Roman"><span lang="EN-GB" style="mso-ansi-language: EN-GB"><span style="mso-spacerun: yes">&nbsp;</span>William Hasker (extrait de <em style=
    "mso-bidi-font-style: normal">In Search of the Soul</em>, ed. By Joel B. Green &amp; Stuart L. Palmer,&nbsp;<br>
    InterVarsity Press, Downers Grove, Illinois, 2005).</span></font></font>
  </p>
  <p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-indent: 27pt; text-align: right" align="right">
    <span lang="EN-GB" style="mso-ansi-language: EN-GB"><font face="Times New Roman" size="3">&nbsp;</font></span>
  </p>
  <p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-indent: 27pt; text-align: justify">
    <span lang="EN-GB" style="mso-ansi-language: EN-GB"><font face="Times New Roman" size="3">&nbsp;</font></span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Thu, 24 Jan 2008 17:18:00 +0100</pubDate>        <guid >http://www.philoreligion.com/article-15959854.html</guid>
                <category>Métaphysique de l'esprit et de la liberté</category>        <comments>http://www.philoreligion.com/article-15959854-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Faut-il croire au déterminisme ?]]></title>
        <link>http://www.philoreligion.com/article-14914445.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    <img alt="undefined" src="http://idata.over-blog.com/0/51/63/85//eccles.jpg" class="CtreTexte" ><br>
    <br>
    <font size="3">Nous croyons que nous avons, dans certaines situations au moins, des possibilités alternatives. Par exemple, dans cinq minutes, je peux quitter cette pièce ou y rester pour flâner
    sur internet. Pour renoncer à cette intuition très forte, qui est liée à notre conception de la responsabilité morale, il faut avoir une raison encore plus forte (je ne fais ici qu'appliquer le
    principe de crédulité). Quels sont donc les arguments en faveur du déterminisme ?<br>
    <br>
    Il y a deux types d'arguments en faveur du déterminisme : les arguments métaphysiques ou purement conceptuels, et d'autre part les arguments qui invoquent des connaissances scientifiques.<br>
    <br>
    Commençons par ce que dit la science. En réalité, elle ne milite pas nécessairement en faveur du déterminisme. La physique quantique admet l'existence de processus physiques indéterminés. Or
    certains neurobiologistes,&nbsp;comme Margenau, Beck, et Sir John Eccles, prix Nobel de médecine, admettent l'existence de processus physiques indéterminés à l'intérieur du cerveau. La dernière
    théorie de Eccles est particulièrement intéressante pour un philosophe, car elle est tout à fait compatible avec nos intuitions sur le libre arbitre et la responsabilité&nbsp;morale.<br>
    Eccles pense que nous contrôlons notre corps et notre cerveau à partir des synapses. Il y a en effet, au niveau des synapses, un processus physique indéterminé, d'une probabilité variable et
    parfois très faible : l'exocytose. L'exocytose est la libération de substances chimiques permettant la transmission des messages nerveux au niveau des synapses.<br>
    Cette petite indétermination est amplifiée et peut produire des&nbsp;effets visibles au niveau macroscopique.<br>
    <br>
    Certains scientifiques actuels poursuivent des recherches dans le sens de cette théorie.<br>
    <br>
    Bien sûr, ce n'est pas la seule théorie sur le cerveau, la liberté et les actions intentionnelles, mais son existence et sa crédibilité suffisent pour montrer qu'on ne peut pas s'appuyer sur
    l'autorité de la science pour justifier le déterminisme. Par conséquent, Ted Honderich et les autres philosophes qui prétendent s'appuyer sur la science pour justifier une philosophie purement
    déterministe procèdent selon une démarche qui n'est pas du tout correcte.</font>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Mon, 24 Dec 2007 11:45:00 +0100</pubDate>        <guid >http://www.philoreligion.com/article-14914445.html</guid>
                <category>Métaphysique de l'esprit et de la liberté</category>        <comments>http://www.philoreligion.com/article-14914445-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Libre arbitre et déterminisme]]></title>
        <link>http://www.philoreligion.com/article-14211057.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    <img class="CtreTexte" height="233" alt="vaninwagen.jpg" src="http://idata.over-blog.com/0/51/63/85//vaninwagen.jpg" width="200"><br>
    <font size="3">Actuellement, le débat sur le libre arbitre, le déterminisme et la responsabilité morale oppose deux thèses principales : le compatibilisme et l'incompatibilisme.<br>
    <br>
    <strong><u>Compatibilisme</u></strong> : thèse selon laquelle le déterminisme est compatible avec la liberté humaine et/ou avec la responsabilité morale (cf. Van Inwagen, <em>An Essay on Free
    Will</em>).<br>
    <br>
    <u><strong>Incompatibilisme</strong></u> : thèse selon laquelle le déterminisme est incompatible avec la liberté humaine ou en tout cas, avec la responsabilité morale (cf. J-M. Fischer, <em>The
    Metaphysics of Free Will</em>).<br>
    <br>
    <strong><u>Déterminisme</u></strong> : thèse selon laquelle tout événement est une conséquence nécessaire des lois de la nature et du passé actuel. Soient P l'ensemble des faits du passé actuel,
    L l'ensemble des lois de la nature, et F l'ensemble des événements présents ou futurs. Pour un déterministe, (P et L) implique F.<br>
    <br>
    <strong><em><font size="4">Arguments incompatibilistes</font></em></strong> :&nbsp;<br>
    <br>
    1. On suppose habituellement que si un individu agit sans avoir la possibilité d'agir autrement, il n'est pas moralement responsable de son action.<br>
    <br>
    2. On suppose habituellement que si un individu est empêché d'agir mieux par une cause externe, il n'est pas responsable de son action. De même s'il en est empêché par une cause interne (par
    exemple, un parasite installé dans son cerveau, et qui l'empêche d'agir de façon plus rationnelle, ou une cause quelconque). De même s'il en est empêché par l'absence d'un moyen ou d'un organe
    (par exemple, il ne peut pas secourir quelqu'un assez vite faute de moyen&nbsp;de déplacement, ou il ne peut pas le faire faute de jambes).<br>
    <br>
    3. Nous croyons tous que nous avons des possibilités alternatives. Par exemple, dans 5 mn, je peux rester ici ou m'en aller. Et je crois que ces possibilités sont en mon pouvoir. Le déterminisme
    contredit cette intuition très forte.<br>
    <br>
    4. Si le déterminisme est vrai, alors les promesses, les contrats, les conseils, les exhortations, les interdictions, les menaces, les encouragements, etc., semblent perdre leur sens. les
    compatibilistes essayent de montrer que même en étant déterministe, on peut donner un sens à ces pratiques. Cependant, il apparaît clairement que ce sens est contre-intuitif (il n'est pas celui
    que nous donnons habituellement à ces pratiques).&nbsp;<br>
    <br>
    En vertu du principe de crédulité, on doit se fier aux intuitions les plus fortes. Pour renoncer à une intuition (renoncer à croire que les choses sont comme elles semblent être), il faut avoir
    une bonne raison de le faire (il faut y être obligé par une intuition contraire et plus forte). Donc pour renoncer à ces quatre intuitions incompatibilistes, il faut avoir une raison impérieuse
    de la faire. En l'absence d'une telle raison, on doit reconnaître que le libre arbitre et la responsabilité morale sont incompatibles avec le déterminisme.<br>
    &nbsp;</font>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Thu, 29 Nov 2007 13:01:00 +0100</pubDate>        <guid >http://www.philoreligion.com/article-14211057.html</guid>
                <category>Métaphysique de l'esprit et de la liberté</category>        <comments>http://www.philoreligion.com/article-14211057-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Le corps et l'âme]]></title>
        <link>http://www.philoreligion.com/article-5272675.html</link>        <description><![CDATA[<p><span style="FONT-SIZE: 9pt; FONT-FAMILY: Arial; mso-bidi-font-size: 10.0pt; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'">
<p>&nbsp;</p>
</span></p>
<p><font size="2">&nbsp;<img height="116" alt="" src="http://idata.over-blog.com/0/51/63/85/st-thomas-2.jpg" width="76" class="" /></font></p>
<p>&nbsp;</p>
<p class="MsoBodyText" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"><font size="2">Avant l&rsquo;av&egrave;nement du christianisme, Platon et d&rsquo;autres philosophes pa&iuml;ens avaient argument&eacute; pour montrer l&rsquo;immortalit&eacute; de l&rsquo;&acirc;me. On pourrait croire que les premiers philosophes chr&eacute;tiens adopt&egrave;rent d&rsquo;embl&eacute;e ces arguments. En fait, parce qu&rsquo;ils croyaient &agrave; la r&eacute;surrection des corps, la seule survie de l&rsquo;&acirc;me ne leur suffisait pas. Mais surtout, il est clair que si l&rsquo;homme, apr&egrave;s sa mort, subsiste naturellement par lui-m&ecirc;me, il n&rsquo;y a nul besoin d&rsquo;un Dieu pour le ressusciter. Aussi, constate Gilson, &laquo;&nbsp;m&ecirc;me les P&egrave;res qui admettent l&rsquo;immortalit&eacute; de l&rsquo;&acirc;me refusent imm&eacute;diatement de conc&eacute;der &agrave; Platon que l&rsquo;&acirc;me soit naturellement immortelle&nbsp;&raquo;. Certains auteurs chr&eacute;tiens pr&eacute;f&egrave;rent dire que l&rsquo;homme meurt tout entier, corps et &acirc;me, pour &ecirc;tre ressuscit&eacute; par Dieu. Mais cette id&eacute;e suppose qu&rsquo;il y ait une interruption dans l&rsquo;existence de l&rsquo;homme. On se demande alors si Dieu peut reconstruire enti&egrave;rement un individu humain sans que cette cr&eacute;ation <em style="mso-bidi-font-style: normal">ex nihilo</em> soit celle d&rsquo;un nouvel individu diff&eacute;rent du premier. Progressivement, la plupart des philosophes chr&eacute;tiens ont cru &agrave; la survie de l&rsquo;&acirc;me seule, compl&eacute;t&eacute;e par la r&eacute;surrection du corps.<span style="mso-spacerun: yes">&nbsp;&nbsp; </span></font></p>
<p class="MsoBodyText" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt">&nbsp;</p>
<p><font size="2"></font><span style="FONT-SIZE: 9pt; FONT-FAMILY: Verdana; mso-bidi-font-size: 10.0pt"><font face="Arial" size="2"></font></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt 18pt; TEXT-INDENT: -18pt; TEXT-ALIGN: justify; tab-stops: list 18.0pt; mso-list: l0 level1 lfo1"><strong style="mso-bidi-font-weight: normal"><span style="FONT-SIZE: 11pt; FONT-FAMILY: Arial; mso-bidi-font-size: 10.0pt; mso-fareast-font-family: Arial"><span style="mso-list: Ignore">1.<span style="FONT: 7pt &quot;Times New Roman&quot;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; </span></span></span></strong><span dir="ltr"><strong style="mso-bidi-font-weight: normal"><span style="FONT-SIZE: 11pt; FONT-FAMILY: Arial; mso-bidi-font-size: 10.0pt; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'">L&rsquo;observation du cerveau </span></strong></span><strong style="mso-bidi-font-weight: normal"><span style="FONT-SIZE: 11pt; FONT-FAMILY: Arial; mso-bidi-font-size: 10.0pt; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'"></span></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p class="MsoBodyText" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"><font size="2">Les nouvelles techniques d&rsquo;observation du cerveau telles que l&rsquo;IRM (imagerie par r&eacute;sonance magn&eacute;tique) permettent de voir que chaque type d&rsquo;activit&eacute; mentale est li&eacute; &agrave; l&rsquo;activit&eacute; d&rsquo;une certaine partie du cerveau. Par exemple, l&rsquo;IRM permet de voir que pour une activit&eacute; de m&eacute;morisation, ou bien pour une activit&eacute; de raisonnement, c&rsquo;est telle ou telle partie du cerveau qui est active. Cela prouve qu&rsquo;il y a un lien &eacute;troit entre l&rsquo;activit&eacute; de l&rsquo;esprit (raisonner, imaginer, se souvenir, etc.) et l&rsquo;activit&eacute; du cerveau.
<p><span style="FONT-SIZE: 9pt; FONT-FAMILY: Arial; mso-bidi-font-size: 10.0pt; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'"></span></p>
</font></p>
<p>&nbsp;</p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt 18pt; TEXT-INDENT: -18pt; TEXT-ALIGN: justify; tab-stops: list 18.0pt; mso-list: l0 level1 lfo1"><strong style="mso-bidi-font-weight: normal"><span style="FONT-SIZE: 11pt; FONT-FAMILY: Arial; mso-bidi-font-size: 10.0pt; mso-fareast-font-family: Arial"><span style="mso-list: Ignore">2.<span style="FONT: 7pt &quot;Times New Roman&quot;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; </span></span></span></strong><span dir="ltr"><strong style="mso-bidi-font-weight: normal"><span style="FONT-SIZE: 11pt; FONT-FAMILY: Arial; mso-bidi-font-size: 10.0pt; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'">R&eacute;ponse </span></strong></span><strong style="mso-bidi-font-weight: normal"><span style="FONT-SIZE: 11pt; FONT-FAMILY: Arial; mso-bidi-font-size: 10.0pt; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'"></span></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p class="MsoBodyText" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"><font size="2">Mais cela ne prouve ni que l&rsquo;esprit soit le cerveau, ni m&ecirc;me que chaque &eacute;tat ou activit&eacute; de l&rsquo;esprit soit caus&eacute; par un certain &eacute;tat ou &eacute;v&eacute;nement physique dans le cerveau. Ces observations prouvent seulement qu&rsquo;il y a un lien entre ces deux types d&rsquo;&eacute;tats, sans indiquer lequel est la cause de l&rsquo;autre. En effet, on peut penser que l&rsquo;esprit sollicite librement le cerveau pour agir et qu&rsquo;il est donc la cause des ph&eacute;nom&egrave;nes (flux sanguins, etc.) observ&eacute;s dans le cerveau, tout comme le fait que je l&egrave;ve le bras au moment o&ugrave; j&rsquo;en ai l&rsquo;intention ne prouve nullement que l&rsquo;&eacute;v&eacute;nement physique observable (le mouvement du bras) soit la cause de mon intention. </font></p>
<p>&nbsp;</p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-ALIGN: justify"><span style="FONT-FAMILY: Arial; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'"><font size="2">Par contre, si on d&eacute;couvrait que chaque d&eacute;cision d&rsquo;un certain type &eacute;tait pr&eacute;c&eacute;d&eacute;e d&rsquo;un ph&eacute;nom&egrave;ne physique particulier pr&eacute;c&eacute;dant toujours et exclusivement les d&eacute;cisions de ce type, ce serait un puissant argument en faveur du mat&eacute;rialisme. Mais rien de ce genre n&rsquo;a &eacute;t&eacute; observ&eacute; jusqu&rsquo;&agrave; maintenant. </font></span><span style="FONT-SIZE: 9pt; FONT-FAMILY: Arial; mso-bidi-font-size: 10.0pt; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'"></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt 18pt; TEXT-INDENT: -18pt; TEXT-ALIGN: justify; tab-stops: list 18.0pt; mso-list: l0 level1 lfo1"><strong style="mso-bidi-font-weight: normal"><span style="FONT-SIZE: 11pt; FONT-FAMILY: Arial; mso-bidi-font-size: 10.0pt; mso-fareast-font-family: Arial"><span style="mso-list: Ignore">3.<span style="FONT: 7pt &quot;Times New Roman&quot;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; </span></span></span></strong><span dir="ltr"><strong style="mso-bidi-font-weight: normal"><span style="FONT-SIZE: 11pt; FONT-FAMILY: Arial; mso-bidi-font-size: 10.0pt; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'">Le vieillissement de l&rsquo;esprit </span></strong></span><strong style="mso-bidi-font-weight: normal"><span style="FONT-SIZE: 11pt; FONT-FAMILY: Arial; mso-bidi-font-size: 10.0pt; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'"></span></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p class="MsoBodyText" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"><font size="2">Le meilleur argument mat&eacute;rialiste est sans doute celui-ci&nbsp;: Nous savons, par exp&eacute;rience, que les capacit&eacute;s de notre esprit d&eacute;pendent de l&rsquo;&eacute;tat de notre cerveau et de notre corps. Par exemple, de nombreuses personnes &acirc;g&eacute;es perdent la m&eacute;moire ou certaines facult&eacute;s intellectuelles quand leur corps se d&eacute;grade. De m&ecirc;me, une l&eacute;sion du cerveau ou un infarctus peut entra&icirc;ner une perte partielle de la m&eacute;moire ou du langage. <u>Bref, l&rsquo;esprit, dans son fonctionnement, est &eacute;troitement d&eacute;pendant de la sant&eacute; du corps</u>. Il est donc tr&egrave;s probable que quand le corps ou le cerveau cesse compl&egrave;tement de fonctionner, l&rsquo;esprit cesse &eacute;galement de fonctionner et d&rsquo;exister. La mort du corps entra&icirc;ne in&eacute;luctablement la mort de l&rsquo;esprit. Il n&rsquo;y a donc pas de vie apr&egrave;s la mort.<strong style="mso-bidi-font-weight: normal"> </strong></font></p>
<p>&nbsp;</p>
<p class="MsoBodyText" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"><font size="2">Ce probl&egrave;me philosophique n&rsquo;est pas nouveau. Bien entendu, St Thomas d&rsquo;Aquin sait que l&rsquo;activit&eacute; de l&rsquo;esprit d&eacute;cline souvent en m&ecirc;me temps que la sant&eacute; du corps.
<p><span style="FONT-SIZE: 9pt; mso-bidi-font-size: 10.0pt"></span></p>
</font></p>
<p>&nbsp;</p>
<p class="MsoBodyText" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt 18pt; TEXT-INDENT: -18pt; tab-stops: list 18.0pt; mso-list: l0 level1 lfo1"><strong style="mso-bidi-font-weight: normal"><span style="FONT-SIZE: 11pt; mso-bidi-font-size: 10.0pt; mso-bidi-font-family: Arial; mso-fareast-font-family: Arial"><span style="mso-list: Ignore">4.<span style="FONT: 7pt &quot;Times New Roman&quot;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; </span></span></span></strong><span dir="ltr"><strong style="mso-bidi-font-weight: normal"><span style="FONT-SIZE: 11pt; mso-bidi-font-size: 10.0pt">L&rsquo;intellect d&eacute;pend de la sensation </span></strong></span><strong style="mso-bidi-font-weight: normal"><span style="FONT-SIZE: 11pt; mso-bidi-font-size: 10.0pt"></span></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p class="MsoBodyText" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"><font size="2">Aristote et St Thomas pensent que l&rsquo;activit&eacute; intellectuelle est li&eacute;e &agrave; l&rsquo;imagination, qui est li&eacute;e elle-m&ecirc;me &agrave; la sensation. Par exemple, un g&eacute;om&egrave;tre a besoin de tracer des figures pour s&rsquo;aider &agrave; raisonner. L&rsquo;objet de son raisonnement n&rsquo;est pas le triangle qu&rsquo;il dessine, mais une cat&eacute;gorie de triangles (par exemple, les triangles isoc&egrave;les). St Thomas et Aristote pensent que toute activit&eacute; intellectuelle suppose un recours aux images sensibles (re&ccedil;ues directement par les sens ou stock&eacute;es dans la m&eacute;moire). Or le fonctionnement des sens et de la m&eacute;moire d&eacute;pend de certains organes.</font></p>
<p class="MsoBodyText" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"><font size="2"></font></p>
<p>&nbsp;</p>
<p class="MsoBodyText" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt 18pt; TEXT-INDENT: -18pt; tab-stops: list 18.0pt; mso-list: l0 level1 lfo1"><strong style="mso-bidi-font-weight: normal"><span style="FONT-SIZE: 11pt; mso-bidi-font-size: 10.0pt; mso-bidi-font-family: Arial; mso-fareast-font-family: Arial"><span style="mso-list: Ignore">5.<span style="FONT: 7pt &quot;Times New Roman&quot;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; </span></span></span></strong><span dir="ltr"><strong style="mso-bidi-font-weight: normal"><span style="FONT-SIZE: 11pt; mso-bidi-font-size: 10.0pt">R&eacute;ponse 1&nbsp;: L&rsquo;intellect n&rsquo;a plus les m&ecirc;mes besoins apr&egrave;s la mort </span></strong></span><span style="FONT-SIZE: 9pt; mso-bidi-font-size: 10.0pt"></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p class="MsoBodyText" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"><font size="2">St Thomas d&rsquo;Aquin doit donc montrer qu&rsquo;au moment de la mort, l&rsquo;esprit survit malgr&eacute; sa d&eacute;pendance par rapport au corps dans lequel il s&rsquo;est d&eacute;velopp&eacute;. Il soutient que l&rsquo;esprit, une fois s&eacute;par&eacute; du corps, n&rsquo;a plus les m&ecirc;mes besoins que lorsqu&rsquo;il est li&eacute; au corps&nbsp;: </font></p>
<p>&nbsp;</p>
<p class="MsoBodyText" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"><font size="2">&laquo;&nbsp;l&rsquo;&acirc;me humaine s&eacute;par&eacute;e du corps pense d&rsquo;une autre mani&egrave;re que l&rsquo;&acirc;me unie au corps, de m&ecirc;me qu&rsquo;elle est d&rsquo;une autre mani&egrave;re (&hellip;) Tant que l&rsquo;&acirc;me est dans le corps, elle ne peut penser sans image, ni se souvenir autrement que par les pouvoirs cogitatif et m&eacute;moratif, qui pr&eacute;parent les images, comme il ressort de ce que l&rsquo;on a dit&nbsp;; voil&agrave; pourquoi penser, selon cette mani&egrave;re d&eacute;termin&eacute;e, ainsi que se souvenir, &lt;sont des op&eacute;rations qui&lt; sont d&eacute;truites avec la destruction du corps. &ndash; L&rsquo;&ecirc;tre de l&rsquo;&acirc;me s&eacute;par&eacute;e, en revanche, lui appartient &agrave; elle seule, ind&eacute;pendamment du corps. C&rsquo;est pourquoi son op&eacute;ration, qui est de penser, ne s&rsquo;accomplira pas non plus en recourant &agrave; des objets qui existent dans les organes corporels -les images-, mais elle pensera par elle-m&ecirc;me, &agrave; la mani&egrave;re des substances qui sont totalement s&eacute;par&eacute;es des corps selon l&rsquo;&ecirc;tre&nbsp;&raquo; (<em style="mso-bidi-font-style: normal">Somme contre les gentils</em> II, 81, &sect;6).<span style="mso-spacerun: yes">&nbsp; </span></font></p>
<p>&nbsp;</p>
<p class="MsoBodyText" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"><font size="2">St Thomas ne donne aucun exemple &agrave; l&rsquo;appui de cette affirmation. Que vaut son argument&nbsp;? Nous y reviendrons un peu plus loin.</font></p>
<p class="MsoBodyText" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt">&nbsp;</p>
<p><font size="2">&nbsp;</font><span style="FONT-SIZE: 9pt; mso-bidi-font-size: 10.0pt"></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p class="MsoBodyText" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt 18pt; TEXT-INDENT: -18pt; tab-stops: list 18.0pt; mso-list: l0 level1 lfo1"><strong style="mso-bidi-font-weight: normal"><span style="FONT-SIZE: 11pt; mso-bidi-font-size: 10.0pt; mso-bidi-font-family: Arial; mso-fareast-font-family: Arial"><span style="mso-list: Ignore">6.<span style="FONT: 7pt &quot;Times New Roman&quot;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; </span></span></span></strong><span dir="ltr"><strong style="mso-bidi-font-weight: normal"><span style="FONT-SIZE: 11pt; mso-bidi-font-size: 10.0pt">R&eacute;ponse 2&nbsp;: L&rsquo;intellect acquiert de l&rsquo;autonomie </span></strong></span><strong style="mso-bidi-font-weight: normal"><span style="FONT-SIZE: 11pt; mso-bidi-font-size: 10.0pt"></span></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p class="MsoBodyText" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"><font size="2">Le d&eacute;veloppement de l&rsquo;intelligence, chez un enfant, passe par l&rsquo;apprentissage du langage, qui suppose &agrave; son tour la sensation. Il est tr&egrave;s difficile de d&eacute;velopper l&rsquo;intelligence d&rsquo;un enfant &agrave; la fois sourd et aveugle (il faut employer un langage tactile&nbsp;!). </font></p>
<p>&nbsp;</p>
<p class="MsoBodyText" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"><font size="2">Cependant, plus notre intelligence se d&eacute;veloppe, moins elle d&eacute;pend des images sensibles, et plus elle devient capable de penser abstraitement ou d&rsquo;imaginer librement par elle-m&ecirc;me les objets sur lesquels elle veut s&rsquo;exercer. On pourrait donc penser que notre esprit, en grandissant, devient ind&eacute;pendant de la sensation qui le liait au d&eacute;part au monde sensible, c&rsquo;est-&agrave;-dire mat&eacute;riel. </font></p>
<p>&nbsp;</p>
<p class="MsoBodyText" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"><font size="2">Probl&egrave;me&nbsp;: ceci ne permet pas de montrer que l&rsquo;esprit d&rsquo;un enfant, dont l&rsquo;intelligence est encore peu d&eacute;velopp&eacute;e, peut subsister apr&egrave;s la mort corporelle.
<p>&nbsp;<span style="FONT-SIZE: 9pt; mso-bidi-font-size: 10.0pt"></span></p>
</font></p>
<p>&nbsp;</p>
<p class="MsoBodyText" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt 18pt; TEXT-INDENT: -18pt; tab-stops: list 18.0pt; mso-list: l0 level1 lfo1"><strong style="mso-bidi-font-weight: normal"><span style="FONT-SIZE: 11pt; mso-bidi-font-size: 10.0pt; mso-bidi-font-family: Arial; mso-fareast-font-family: Arial"><span style="mso-list: Ignore">7.<span style="FONT: 7pt &quot;Times New Roman&quot;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; </span></span></span></strong><span dir="ltr"><strong style="mso-bidi-font-weight: normal"><span style="FONT-SIZE: 11pt; mso-bidi-font-size: 10.0pt">R&eacute;ponse 3&nbsp;: L&rsquo;intellect d&eacute;pend du sensible comme un agent d&eacute;pend de son objet </span></strong></span><strong style="mso-bidi-font-weight: normal"><span style="FONT-SIZE: 11pt; mso-bidi-font-size: 10.0pt"></span></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p class="MsoBodyText" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"><font size="2">L&rsquo;intelligence d&rsquo;un enfant s&rsquo;exerce d&rsquo;abord sur des choses sensibles, autrement dit, sur ce qu&rsquo;il peut voir, go&ucirc;ter, toucher, entendre ou sentir (il apprend des mots comme &laquo;&nbsp;chat&nbsp;&raquo;, &laquo;&nbsp;jouet&nbsp;&raquo;, &laquo;&nbsp;g&acirc;teau&nbsp;&raquo;, avant de ma&icirc;triser des concepts comme &laquo;&nbsp;racine carr&eacute;e&nbsp;&raquo; ou &laquo;&nbsp;suffrage universel&nbsp;&raquo;, qui ne d&eacute;signent rien de directement perceptible). L&rsquo;intelligence d&rsquo;un enfant d&eacute;pend donc des choses perceptibles, mais comme un agent d&eacute;pend de ce sur quoi il agit. Par exemple, un sculpteur ne peut sculpter sans une mati&egrave;re, mais si celle-ci vient &agrave; manquer, sa vie n&rsquo;est pas en danger. Si on s&eacute;pare le sculpteur de ses mat&eacute;riaux, il ne peut plus sculpter, mais il continue &agrave; vivre. Il en serait de m&ecirc;me avec l&rsquo;esprit et les images sensibles.</font></p>
<p class="MsoBodyText" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"><font size="2"></font><span style="FONT-SIZE: 9pt; mso-bidi-font-size: 10.0pt"></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p class="MsoBodyText" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt 18pt; TEXT-INDENT: -18pt; tab-stops: list 18.0pt; mso-list: l0 level1 lfo1"><strong style="mso-bidi-font-weight: normal"><span style="FONT-SIZE: 11pt; mso-bidi-font-size: 10.0pt; mso-bidi-font-family: Arial; mso-fareast-font-family: Arial"><span style="mso-list: Ignore">8.<span style="FONT: 7pt &quot;Times New Roman&quot;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; </span></span></span></strong><span dir="ltr"><strong style="mso-bidi-font-weight: normal"><span style="FONT-SIZE: 11pt; mso-bidi-font-size: 10.0pt">R&eacute;sum&eacute; du probl&egrave;me </span></strong></span><strong style="mso-bidi-font-weight: normal"><span style="FONT-SIZE: 11pt; mso-bidi-font-size: 10.0pt"></span></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p class="MsoBodyText" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"><font size="2">Tout le probl&egrave;me est li&eacute; au fait que l&rsquo;esprit, dans son fonctionnement, d&eacute;pend manifestement de l&rsquo;&eacute;tat du corps, en particulier du cerveau. L&rsquo;argument du vieillissement de l&rsquo;esprit ne signifie rien d&rsquo;autre. La remarque d&rsquo;Aristote, selon laquelle l&rsquo;intellect ne peut fonctionner sans la sensation, rejoint la m&ecirc;me id&eacute;e.</font></p>
<p class="MsoBodyText" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"><font size="2"></font></p>
<p>&nbsp;</p>
<p class="MsoBodyText" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt 18pt; TEXT-INDENT: -18pt; tab-stops: list 18.0pt; mso-list: l0 level1 lfo1"><strong style="mso-bidi-font-weight: normal"><span style="FONT-SIZE: 11pt; mso-bidi-font-size: 10.0pt; mso-bidi-font-family: Arial; mso-fareast-font-family: Arial"><span style="mso-list: Ignore">9.<span style="FONT: 7pt &quot;Times New Roman&quot;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; </span></span></span></strong><span dir="ltr"><strong style="mso-bidi-font-weight: normal"><span style="FONT-SIZE: 11pt; mso-bidi-font-size: 10.0pt">R&eacute;ponse </span></strong></span><strong style="mso-bidi-font-weight: normal"><span style="FONT-SIZE: 11pt; mso-bidi-font-size: 10.0pt"></span></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p class="MsoBodyText" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"><font size="2">Ceci dit, il est encore possible de soutenir qu&rsquo;il y a une vie apr&egrave;s la mort physique. Comment&nbsp;? En distinguant le fonctionnement de l&rsquo;esprit, et son existence. Admettons que l&rsquo;esprit, au moment de la mort, soit entrav&eacute; dans son fonctionnement. Cela ne prouve nullement qu&rsquo;il doive cesser d&rsquo;exister. Richard Swinburne le montre &agrave; l&rsquo;aide d&rsquo;une comparaison tr&egrave;s simple. Soit une ampoule fix&eacute;e sur un appareil dont elle re&ccedil;oit l&rsquo;&eacute;lectricit&eacute; qui lui permet de briller. Cette ampoule d&eacute;pend, dans son fonctionnement, du bon &eacute;tat de l&rsquo;appareil, qui repr&eacute;sente ici le corps. Mais si l&rsquo;appareil est d&eacute;truit, l&rsquo;ampoule peut continuer d&rsquo;exister, et m&ecirc;me, de fonctionner. Il suffit de la relier &agrave; un autre appareil du m&ecirc;me type ou &agrave; une autre source d&rsquo;&eacute;lectricit&eacute;. De la m&ecirc;me, bien que l&rsquo;esprit d&eacute;pende du corps dans son fonctionnement, cela ne prouve pas qu&rsquo;il en d&eacute;pende aussi dans son existence. </font></p>
<p>&nbsp;</p>
<p class="MsoBodyText" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"><font size="2">Pour confirmer cette distinction entre deux formes de d&eacute;pendance, nous pouvons multiplier les exemples&nbsp;&agrave; volont&eacute; : Je coupe les racines et les branches d&rsquo;un jeune peuplier, comme pour me faire un b&acirc;ton. Si je plante ce bout de bois dans un sol riche et humide, le peuplier peut survivre en se constituant de nouvelles branches et de nouvelles racines. Aussi d&eacute;pend-il de ces organes dans son activit&eacute;, mais non dans son existence. </font></p>
<p>&nbsp;</p>
<p class="MsoBodyText" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"><font size="2">Avec St Thomas, on peut m&ecirc;me penser que le corps, en vieillissant, finit par entraver le fonctionnement de l&rsquo;esprit, bien qu&rsquo;il en soit d&rsquo;abord une condition n&eacute;cessaire. Une brebis, dans son activit&eacute;, d&eacute;pend assur&eacute;ment de l&rsquo;&eacute;tat de ses membres. Pourtant, si l&rsquo;un d&rsquo;eux est atteint d&rsquo;une gangr&egrave;ne, il finit par entraver l&rsquo;activit&eacute; de l&rsquo;animal, &eacute;puis&eacute; par une vive douleur. Aussi l&rsquo;amputation peut-elle faciliter la vie de l&rsquo;animal</font><a title="" style="mso-footnote-id: ftn1" href="http://adminv1.over-blog.com/FCKeditor/editor/fckeditor.html?InstanceName=Texte&amp;Toolbar=Advance#_ftn1" name="_ftnref1"><span class="MsoFootnoteReference"><span style="mso-special-character: footnote"><span class="MsoFootnoteReference"><span style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Arial; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-ansi-language: FR; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-language: AR-SA">[1]</span></span></span></span></a><font size="2">.</font></p>
<p class="MsoBodyText" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"><font size="2"></font></p>
<p>&nbsp;</p>
<p class="MsoBodyText" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt 18pt; TEXT-INDENT: -18pt; tab-stops: list 18.0pt; mso-list: l0 level1 lfo1"><strong style="mso-bidi-font-weight: normal"><span style="mso-bidi-font-family: Arial; mso-fareast-font-family: Arial"><span style="mso-list: Ignore"><font size="2">10.</font><span style="FONT: 7pt &quot;Times New Roman&quot;">&nbsp;&nbsp; </span></span></span></strong><span dir="ltr"><strong style="mso-bidi-font-weight: normal"><font size="2">Y a-t-il des preuves positives de l&rsquo;immortalit&eacute; de l&rsquo;&acirc;me&nbsp;? </font></strong></span><strong style="mso-bidi-font-weight: normal"></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p class="MsoBodyText" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"><font size="2">Contrairement &agrave; Platon, les philosophes chr&eacute;tiens comme St Thomas d&rsquo;Aquin, Descartes ou Swinburne cherchent avant tout &agrave; r&eacute;futer les arguments par lesquels on pr&eacute;tend prouver qu&rsquo;il n&rsquo;y a pas de vie apr&egrave;s la mort physique. Cependant, quand on met en &eacute;vidence l&rsquo;autonomie de l&rsquo;esprit par rapport au monde physique ou mat&eacute;riel, on montre, d&rsquo;une certaine mani&egrave;re, la probabilit&eacute; qu&rsquo;il subsiste apr&egrave;s la mort physique. Tout d&rsquo;abord, l&rsquo;intelligence conceptuelle et la raison, qui permettent de faire des d&eacute;ductions et de conna&icirc;tre des v&eacute;rit&eacute;s &eacute;ternelles et n&eacute;cessaires, ne peuvent pas se r&eacute;duire &agrave; la sensation. Ensuite, l&rsquo;homme poss&egrave;de le libre arbitre. Donc il n&rsquo;est pas soumis &agrave; un d&eacute;terminisme strict&nbsp;: dans une situation donn&eacute;e, un &ecirc;tre humain a la capacit&eacute; d&rsquo;agir de plusieurs fa&ccedil;ons diff&eacute;rentes. Si on admet que les choses du monde mat&eacute;riel sont soumises &agrave; des lois auxquelles l&rsquo;homme n&rsquo;est pas soumis, celui-ci est en partie immat&eacute;riel ou imperceptible, puisqu&rsquo;il &eacute;chappe en partie aux lois qui gouvernent le monde perceptible</font><a title="" style="mso-footnote-id: ftn2" href="http://adminv1.over-blog.com/FCKeditor/editor/fckeditor.html?InstanceName=Texte&amp;Toolbar=Advance#_ftn2" name="_ftnref2"><span class="MsoFootnoteReference"><span style="mso-special-character: footnote"><span class="MsoFootnoteReference"><span style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Arial; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-ansi-language: FR; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-language: AR-SA">[2]</span></span></span></span></a><font size="2">.<span style="mso-spacerun: yes">&nbsp;&nbsp;</span><span style="mso-spacerun: yes">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span><span style="mso-spacerun: yes">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span><span style="mso-spacerun: yes">&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span></font></p>
<p class="MsoBodyText" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"><font size="2"><span style="mso-spacerun: yes"></span></font></p>
<p class="MsoBodyText" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"><font size="2"><span style="mso-spacerun: yes"></span>
<p>&nbsp;</p>
</font></p>
<p>&nbsp;</p>
<p class="MsoBodyText" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"><font size="2"><span style="mso-spacerun: yes"><img class="GcheTexte" height="271" alt="" src="http://idata.over-blog.com/0/51/63/85/popper_1_.jpg" width="240" />&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span><shape id="_x0000_i1026" style="WIDTH: 91.5pt; HEIGHT: 137.25pt" type="#_x0000_t75"></shape><img class="DrteTexte" style="WIDTH: 253px; HEIGHT: 373px" height="449" alt="" src="http://idata.over-blog.com/0/51/63/85/eccles.jpg" width="300" /><imagedata src="file:///C:DOCUME~1FRANOI~1LOCALS~1Tempmsohtml11clip_image004.jpg" o:title="eccles"></imagedata>
<p>&nbsp;</p>
</font></p>
<p>&nbsp;</p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-ALIGN: justify"><strong style="mso-bidi-font-weight: normal"><span style="FONT-SIZE: 12pt; FONT-FAMILY: Arial; mso-bidi-font-size: 10.0pt; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'">
<p>&nbsp;</p>
</span></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-ALIGN: justify"><span style="FONT-FAMILY: Arial; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'">
<p><font size="2">&nbsp;
<table cellspacing="0" cellpadding="0" width="100%">
    <tbody>
        <tr>
            <td style="BORDER-LEFT-COLOR: #ece9d8; BORDER-BOTTOM-COLOR: #ece9d8; BORDER-TOP-COLOR: #ece9d8; BACKGROUND-COLOR: transparent; BORDER-RIGHT-COLOR: #ece9d8">
            <div>
            <p class="MsoBodyText" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-ALIGN: left" align="left"><span style="FONT-SIZE: 8pt">Karl Popper (philosophe) et John Eccles (prix Nobel de m&eacute;decine, neurophysiologiste) ont d&eacute;fendu ensemble la th&egrave;se dualiste. Pour Eccles, c&rsquo;est au niveau des synapses que l&rsquo;&acirc;me contr&ocirc;le le cerveau. </span><font size="2"><span style="mso-spacerun: yes">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span>
            <p>&nbsp;</p>
            </font></p>
            <p>&nbsp;</p>
            </div>
            </td>
        </tr>
    </tbody>
</table>
</font></p>
</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<div style="mso-element: footnote-list"><br clear="all" /><font size="2"><hr align="left" width="33%" size="1" /></font>
<div id="ftn1" style="mso-element: footnote">
<p class="MsoFootnoteText" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-ALIGN: justify"><a title="" style="mso-footnote-id: ftn1" href="http://adminv1.over-blog.com/FCKeditor/editor/fckeditor.html?InstanceName=Texte&amp;Toolbar=Advance#_ftnref1" name="_ftn1"><span class="MsoFootnoteReference"><span style="mso-special-character: footnote"><span class="MsoFootnoteReference"><span style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: &quot;Times New Roman&quot;; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-ansi-language: FR; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-language: AR-SA">[1]</span></span></span></span></a><font face="Times New Roman" size="2"> </font><span style="FONT-SIZE: 8pt; FONT-FAMILY: Arial; mso-bidi-font-size: 10.0pt; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'">On pourrait objecter que la b&ecirc;te, une fois amput&eacute;e d&rsquo;un membre, est quand m&ecirc;me plus limit&eacute;e qu&rsquo;avant l&rsquo;apparition de la maladie. Mais faisons un peu de science fiction&nbsp;: il est possible au v&eacute;t&eacute;rinaire du futur de remplacer la patte coup&eacute;e par une excellente proth&egrave;se. A fortiori, un Cr&eacute;ateur tout-puissant et omniscient peut former une proth&egrave;se parfaite, c&rsquo;est-&agrave;-dire compl&eacute;ter notre &ecirc;tre en lui redonnant un membre ou un corps enti&egrave;rement fonctionnel et comme neuf.<span style="mso-spacerun: yes">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; </span></span></p>
<p>&nbsp;</p>
</div>
<div id="ftn2" style="mso-element: footnote">
<p class="MsoFootnoteText" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-ALIGN: justify"><a title="" style="mso-footnote-id: ftn2" href="http://adminv1.over-blog.com/FCKeditor/editor/fckeditor.html?InstanceName=Texte&amp;Toolbar=Advance#_ftnref2" name="_ftn2"><span class="MsoFootnoteReference"><span style="FONT-SIZE: 8pt; FONT-FAMILY: Arial"><span style="mso-special-character: footnote"><span class="MsoFootnoteReference"><span style="FONT-SIZE: 8pt; FONT-FAMILY: Arial; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-ansi-language: FR; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-language: AR-SA">[2]</span></span></span></span></span></a><span style="FONT-SIZE: 8pt; FONT-FAMILY: Arial"> La physique contemporaine admet l&rsquo;existence de processus physiques ind&eacute;termin&eacute;s &agrave; un niveau subatomique. M&ecirc;me en tenant compte de cette ind&eacute;termination relative des processus physiques, l&rsquo;homme fait encore figure d&rsquo;exception, car il est beaucoup moins d&eacute;termin&eacute; que les autres r&eacute;alit&eacute;s perceptibles. De plus, l&rsquo;ind&eacute;terminisme physique ne permet absolument pas d&rsquo;expliquer l&rsquo;existence du libre arbitre, car si un choix libre &eacute;tait simplement le r&eacute;sultat de processus physiques partiellement ind&eacute;termin&eacute;s, il &eacute;chapperait au contr&ocirc;le de l&rsquo;agent, de m&ecirc;me que le r&eacute;sultat, dans un jeu de hasard, n&rsquo;est pas d&eacute;termin&eacute; par le joueur.
<p>&nbsp;</p>
</span></p>
</div>
</div>]]></description>
        <pubDate>Tue, 16 Jan 2007 09:15:32 +0100</pubDate>        <guid >http://www.philoreligion.com/article-5272675.html</guid>
                <category>Métaphysique de l'esprit et de la liberté</category>        <comments>http://www.philoreligion.com/article-5272675-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
  
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