Le blog des raisons de croire
L'objet de cet article est de montrer pour quelles raisons un catholique est nécessairement en désaccord avec la doctrine et les pratiques des
témoins de Jéhovah. La liste n'est pas exhaustive.
1. Il existe une traduction oecuménique de la Bible (TOB) reconnue à la fois par les protestants, les catholiques et les orthodoxes, c’est-à-dire plus d’un milliard et demi de chrétiens. Dans
d'autres pays, il y a des traductions oecuméniques, et un catholique peut utiliser occasionnellement une traduction protestante (et inversement). Or les Témoins de Jéhovah font bande à
part : ils utilisent une traduction très différente des autres, et qui n'est reconnue ni par les catholiques, ni par les protestants. De plus, cette traduction est anonyme. Tout cela doit
éveiller les soupçons des personnes qui cherchent sincèrement la vérité. De fait, plusieurs passages de la Bible qui ont obligé les Pères de l’Eglise à adopter la doctrine de la Trinité ont
été édulcorés par les Témoins de Jéhovah. De même : le discours sur le pain de vie où Jésus dit qu’il faut manger sa chair et boire son sang pour avoir la vie éternelle. Le résultat est
bizarre dans la traduction du monde nouveau, car à la fin du passage, beaucoup de disciples quittent Jésus. Or dans la traduction des Témoins de Jéhovah, Jésus n’a rien dit de choquant. On ne
voit donc pas pourquoi ses disciples le quittent ! Pour vérifier la traduction, l’idéal est de se procurer l’interlinéaire Grec-Français. Avec le texte grec sous les yeux, on peut voir que
les Témoins de Jéhovah s’appuient sur une traduction falsifiée. Sur les passages déformés, voir « 77 questions aux témoins de Jéhovah », sur le site v-i-v.free.fr. Ce sont notamment
ceux où Jésus s’applique le nom divin, par exemple : « Avant qu’Abraham existât, JE SUIS » (« Ego eïmi » en grec, ce qui ne peut pas se traduire « j’ai été ».
Jésus s’applique le nom divin en Jn VIII, 24, 28 et 58, et Jn XIII, 19).
2. Les prédictions : on ne peut pas prédire l’avenir à partir de la Bible. Les prophéties ne sont généralement comprises qu’après coup. Les apôtres n’ont pas compris les prophéties, jusqu’à
ce que Jésus leur apparût sur le chemin d’Emmaüs après sa mort et sa résurrection. La Bible annonce qu’il y aura une fin des temps, mais rien ne permet de savoir à quel moment. L’interprétation
que font les Témoins de Jéhovah du discours eschatologique (Mt 24 ou Luc 21) n’est pas correcte. Jésus évoque des tremblements de terre, des guerres, des famines, mais ici, il ne fait que
reprendre la triade classique dans les livres prophétiques (guerres, famines et pestes – de même, il reprend l’expression « nations contre nations », classique chez les prophètes) et de
toute façon, l’indice est trop vague pour nous donner une information sur le moment de la fin du monde. Au XIVe siècle, les chrétiens pouvaient se croire à la fin des temps d’après les mêmes
indices (voir la tapisserie de l’Apocalypse à Angers. Les croisades étaient un fiasco, la France subissait la guerre de cent ans, la grande peste avait ravagé l’Europe, etc.). Il y a des guerres
en Afrique et au proche Orient, mais l’Europe n’a jamais connu une paix aussi longue. (Notons aussi que la grande guerre de 1914 n’a pas fait plus de morts que les guerres napoléoniennes). Ce qui
est impressionnant de nos jours, c’est le fait qu’à cause des moyens de communication, les événements prennent souvent une ampleur mondiale ou internationale. De plus, les médias
s’intéressent principalement à ce qui va mal. Ce passage (Mt 24) est en réalité très difficile à interpréter, c’est pourquoi il
a fait l’objet de discussions infinies entre les exégètes. Un peu après, Jésus parle du siège de Jérusalem, de la destruction de la ville et du temple (qui aura lieu en 70), de la diaspora, et du
temps où les nations piétineront Jérusalem. Mais le passage porte également sur la fin des temps, comme on le voit clairement en Mt 25 (conclusion du discours). Il y a donc ici deux plans plus ou
moins superposés. Ce qui est clair, c’est que Jésus refuse de donner des indications permettant de prédire la fin des temps. Le message de Jésus dans tout ce passage est : « veillez
donc, puisque vous ne savez ni le jour ni l’heure » (la formule revient plusieurs fois, avec insistance). Il est d’ailleurs inutile de chercher à prédire la Parousie, puisque, comme le dit
Jésus, sa venue sera évidente, manifeste, comme un éclair allant de l’Orient jusqu’à l’Occident (Mt 24, 26 ; Lc 17, 23). Sa venue doit être à la fois imprévisible, et évidente au moment où
elle se produit. La seule chose à faire est donc de veiller et de prier sans chercher à prévoir le jour et l’heure de la Parousie. Jésus conclut en disant à ses disciples ce qu’ils doivent faire
pour être sauvés : secourir les pauvres, visiter les malades et les prisonniers, etc. (Mt 25). Les témoins de Jéhovah accordent-ils beaucoup d’importance à cela ? La question la plus
importante est : que devons-nous faire pour progresser dans la charité ? La réponse se trouve dans l’Ecriture, chez les grands auteurs spirituels et dans l’exemple donné par les
saints. D’où l’importance des vies de saints et des livres de spiritualité (St Bernard, St Jean de la Croix, Ste Thérèse d’Avila, St Claude de la Colombière, etc.). Il ne faut donc pas être
obsédé par la bataille d’Harmaguédon, mais par son propre progrès dans la charité. Tous les saints disent que la charité suppose l’oraison. Les témoins de Jéhovah accordent-ils du temps à
l’oraison et aux autres formes de prière ? La charité suppose l’intimité avec Dieu. Les témoins de Jéhovah voient-ils Jésus comme un ami, ou comme un Juge terrifiant ? « L’amour
bannit la crainte » nous dit Saint Jean. L’Eglise catholique autorise les fidèles à croire que la fin des temps est proche, mais elle n’a pas de doctrine officielle sur le moment précis de
la fin des temps, tout simplement parce que l’Ecriture ne donne pas d’indication assez claire sur ce point. Les chrétiens peuvent donc spéculer là-dessus, mais ils ne peuvent en faire le cœur de
la prédication. Alors pourquoi les témoins de Jéhovah accordent-ils tant d’importance à cela dans leur prédication ? Les catholiques préfèrent s’appuyer sur ce qui est au cœur de la
foi : Jésus nous aime, il est ressuscité, il est venu pour nous donner la vie en abondance, il a réalisé les prophéties de l’Ancien Testament.
3. Redisons-le : dans ce passage, Jésus insiste sur l’évidence de sa venue. Il nous dit qu’il est inutile de spéculer sur le moment de sa venue, puisqu’elle sera évidente, comme un
éclair qui traverse le ciel de part en part. Or actuellement, il n’est pas du tout évident que nous soyons à la fin des temps. Donc nous n’y sommes pas encore, et quand nous y serons, nous le
verrons tous. La pointe de ce passage est donc celle-ci : puisque nous ne pouvons pas du tout prévoir ce moment, il faut veiller et prier comme si Dieu allait nous redemander notre vie la
nuit prochaine.
4. En Mt 13, Jésus parle aussi du Royaume ou du Règne, mais il s’agit apparemment d’autre chose. En effet, d’après ses paroles, ce Royaume doit venir d’une façon discrète et progressive, comme
l’indiquent toutes les images utilisées par Jésus (le levain dans la pâte, le bon grain et l’ivraie, etc.). De plus, ce Royaume est déjà là : « si c’est par l’Esprit de Dieu que
j’expulse les démons, c’est donc que le Royaume est déjà parmi vous » (Mt 12, 28). Les Témoins de Jéhovah sous-estiment l’importance de ces passages. Avant 1914 et avant la naissance de
Russell, le Royaume était déjà en ce monde ; il croissait et se développait. C’est l’image de l’Eglise : depuis le premier avènement du Christ, elle se développe à travers le monde
entier. Elle contient en son sein le bon grain et l’ivraie. Le bon grain ne sera séparé de l’ivraie qu’au moment du second avènement du Christ. Dans leur livret intitulé « Ce qu’enseigne
réellement la Bible », les témoins de Jéhovah font le raisonnement suivant : lorsque le diable tente Jésus au désert, il lui promet tous les royaumes de la terre. C’est donc qu’il les
possède… A cela, il faut répondre que l’événement se déroule avant la passion du Christ, au tout début de sa vie publique. Peu de temps avant sa passion, Jésus indique clairement que la situation
va changer : « « Maintenant le monde va être jugé, maintenant le prince de ce monde va être jeté dehors. Et moi, quand j’aurai été élevé de terre, j’attirerai à moi tous les
hommes » - par ces paroles il signifiait de quelle genre de mort il allait mourir » (Jean 12, 31). En Luc 22, 69, Jésus, interrogé par le Sanhédrin, répond qu’il est bien le Messie et
ajoute : « Mais dès maintenant, le Fils de l’homme siègera à la droite du Tout-puissant ».
5. Les témoins de Jéhovah interprètent la plupart des chiffres de façon symbolique, ce qui est légitime (par exemple ceux qui donnent les dimensions de la Jérusalem céleste). Mais il y en a un ou
deux qu’ils interprètent de façon littérale. Si les chiffres de l’Apocalypse sont à interpréter de façon métaphorique, pourquoi interpréter de façon littérale le passage sur les 144000
élus ? Si ce nombre est une exception dans l’Apocalypse, pourquoi ? Aucune raison ne justifie la préférence pour cette interprétation bizarre. D’ailleurs, s’il fallait interpréter
littéralement ce passage, il faudrait croire que seuls des hommes d’origine juive peuvent faire partie du nombre, puisqu’il se compose de 12000 hommes de chacune des 12 tribus
d’Israël.
6. Inversement, il y a des passages pour lesquels les témoins de Jéhovah admettent une interprétation métaphorique sans raison valable. Lorsque l’interprétation métaphorique d’un passage n’est
pas évidente, il faut qu’elle repose sur le symbolisme de la Bible. Par exemple, rien dans le symbolisme utilisé par l’Ancien ou le Nouveau Testament ne justifie l’idée que la bête de
l’Apocalypse est l’Eglise catholique. Tout ce que nous pouvons dire, compte tenu du contexte historique et des symboles bibliques, c’est que cette bête est l’Empire romain, puisque la ville de
Rome comprend sept collines et que le message de l’Apocalypse est d’abord lié aux persécutions romaines. L’interprétation anticatholique de l’Apocalypse est une simple conjecture puisqu’elle ne
repose ni sur le symbolisme biblique, ni sur la connaissance du contexte historique dans lequel ce livre a été écrit. D’ailleurs le Vatican ne comprend qu’une seule colline.
7. Inversement, là où il faut accepter une interprétation métaphorique parce qu’elle repose sur le symbolisme biblique, les témoins de
Jéhovah n’en tiennent pas toujours compte. Par exemple, il y a des passages où Jésus affirme implicitement sa propre divinité : lorsqu’il se présente comme l’Epoux, comme le maître des eaux,
etc. Ce sont des attributs de Dieu dans l’Ancien Testament. L’Epoux représente Dieu dans le Cantique des Cantiques, dans Osée, etc. (et Jérusalem est l’épouse, comme on le voit aussi dans
l’Apocalypse). Le maître des eaux est Dieu, qui sauve Noé du déluge, puis les hébreux en noyant les soldats de Pharaon dans la mer, etc. Quand Jésus marche sur l’eau, ses disciples ont peur, et
il leur dit « c’est moi ». Or « c’est moi » se dit en hébreux « Yahwé ». De même encore, lorsque Jésus calme la tempête, il manifeste sa divinité. Apaiser la mer est
l’œuvre de Dieu lui-même (cf. Ps 65, 8-9 ; Jonas 1, 4-6 ; Ps 69, 2-16 ; Ps 107, 23-29).
8. Puisqu’il est si difficile d’interpréter l’Ecriture sainte, il faut qu’une autorité instituée par Dieu guide les hommes dans l’interprétation de la Bible (cf. l’Ethiopien dans les
Actes de apôtres : il demande qu’on l’aide à interpréter le texte sacré). Si Dieu est bon, il doit avoir pensé à donner aux hommes une autorité spirituelle parfaitement fiable. Le pape et le
magistère de l’Eglise peuvent se tromper, mais Dieu les assiste à chaque fois qu’ils doivent se prononcer sur un point de morale ou de doctrine vraiment important. Jésus a promis à Pierre que les
« portes de l’enfer » (ou de l’Hadès) ne prévaudraient pas contre l’Eglise. Si Dieu soutient l’Eglise dans sa mission, alors pourquoi penser qu’elle a été vaincue par le diable et par
« l’Hadès » ? Dans la Bible, les noms donnés par Dieu ont toujours une signification. Il faut donc voir la signification du nom donné par Jésus à Simon. « Kephas »
signifie le roc, le rocher. Or dans la Bible, ce mot a une signification très forte : le rocher, c’est ce qui est parfaitement fiable, sûr, solide, et Jésus nous dit que l’homme sensé
construit sa maison sur le roc (en général, ce mot désigne Dieu lui-même). Ce n’est donc pas un hasard si juste après avoir donné ce nom à Pierre, Jésus lui dit : « sur cette Pierre, je
bâtirai mon Eglise, et les portes de l’Hadès ne l’emporteront pas contre elle ». Pour nous, catholiques, ce passage exprime la fiabilité de l’Eglise, son infaillibilité qui n’est que la
conséquence de l’infaillibilité de Dieu. Attention ! cette infaillibilité ne signifie pas que les papes soient des hommes parfaits. Lorsqu’ils sont des pécheurs, Dieu nous dit en quelque
sorte : « écoutez-les et faites tout ce qu’ils vous diront mais ne les imitez pas ». Comme les pharisiens en leur temps, les papes occupent la chaire de Moïse. Ils sont l’autorité
visible à laquelle il faut se fier. S’il existe une autorité visible, c’est l’Eglise catholique. Et s’il n’y a pas d’autorité visible, alors il n’y a pas du tout d’autorité, et chacun doit se
fier à son propre jugement. Mais il faut qu’il y ait une autorité visible.
9. S’il en était autrement, les hommes seraient condamnés à être déboussolés. En France, il y a plus de 1800 églises évangéliques. Chacune a la prétention de connaître la seule véritable
doctrine chrétienne. A qui se fier ? Soit on est condamné à suivre son propre jugement, et il y a en droit autant d’églises que de chrétiens ; soit on se fie à une autorité qui se
distingue par son ancienneté, son universalité, sa stabilité doctrinale à travers les siècles, son unité interne, sa fécondité, et par le témoignage des saints. Seule l’Eglise catholique se
distingue par tout cela à la fois : 1°) L’Eglise catholique est une. Son unité doctrinale est impressionnante si on la compare aux églises protestantes, qui ne cessent de se diviser.
Les témoins de Jéhovah viennent des Adventistes du septième jour, qui viennent des baptistes, etc. Son enseignement est également cohérent dans le temps. Les Pères de l’Eglise ont déjà une grande
dévotion à Marie ; ils croient à la primauté de l’évêque de Rome, et ils s’opposent vigoureusement à ceux qui « lacèrent » le corps du Christ en provoquant des schismes. 2°)
Elle est répandue partout à travers le monde. Actuellement, elle compte environ un milliard 200 millions de membres, auxquels on peut ajouter plusieurs centaines de millions d’orthodoxe,
dont la doctrine est la même que celle des catholiques. 3°) Elle est la continuatrice de l’Eglise primitive, par sa doctrine et ses institutions (voir Newman, Essai sur le
développement de la doctrine chrétienne : John Henry Newman est passé de l’anglicanisme au catholicisme parce qu’en lisant les Pères de l’Eglise, il a découvert que l’Eglise catholique
était la vraie continuatrice de l’Eglise primitive). 4°) Tous les grands saints occidentaux se sont attachés à l’Eglise catholique et ont cultivé l’obéissance à l’Eglise
en même temps que la pauvreté, la charité et l’humilité. 5°) L’Eglise a été très féconde : elle fondé les premières universités européennes (XIIe-XIIIe s.), elle a
encouragé le développement des arts, de la culture, de la science et de la philosophie. Elle a permis du même coup l’évolution du droit et des institutions politiques dans le sens de la tolérance
et de la démocratie. Elle a obtenu la suppression de l’esclavage (au début du Moyen Age) puis du servage (au XIIIe siècle). Les grandes idées du XVIIIe siècle (liberté, égalité, tolérance) sont
des idées chrétiennes. L’Eglise a aussi lutté (non sans peine !) contre les mariages arrangés ; elle a élevé la femme à sa dignité. En somme, ce n’est pas un hasard si la civilisation
européenne a été à la pointe du progrès dans tous les domaines ; ce n’est pas non plus par le mérite des hommes, mais grâce à Dieu, qui a façonné notre culture en agissant à travers
l’Eglise. Croire que les choses pouvaient aller beaucoup plus vite, c’est faire un anachronisme ; les mœurs et les mentalités ne changent que très lentement.
10. En somme, si on a la foi, on doit croire que Dieu est assez bon pour guider les hommes dans l’interprétation de sa parole. Dans ce cas, il n’a pas abandonné son Eglise mais l’a
préservée de l’erreur sur tous les points essentiels (de doctrine et de morale). Il y a des arguments scripturaires en ce sens. Voir sur ce site l'article sur la suprématie du
pape.
N. B. : De toute façon, si l’Eglise n’était pas fiable, il faudrait que chaque chrétien se fie à un pasteur ou à une église qui lui paraisse intellectuellement solide. Or il y a des grands
théologiens, philosophes et scientifiques, chez les catholiques, les orthodoxes et les réformés, mais il n’y en a pas chez les témoins de Jéhovah, même pas aux Etats-Unis. Stump, Anscombe,
Dummett, et Fischer sont catholiques ; Swinburne est orthodoxe après avoir été anglican ; Van Inwagen est épiscopalien ; Plantinga est calviniste, etc. Mais je n’ai jamais entendu
parler d’un seul philosophe Témoin de Jéhovah, alors que je passe mon temps à lire des philosophes américains. Même remarque en ce qui concerne la science et la théologie. Newton est
anglican, Eddington est quaker, Gödel et Lemaître sont catholiques, Einstein est plus ou moins déiste, Gamow et Friedmann sont orthodoxes, etc. Mais je ne trouve aucun témoin de Jéhovah...
11. On ne juge pas de ce qui est visible par ce qui est invisible, mais de ce qui est invisible (la fiabilité doctrinale de l’Eglise) par ce qui est visible (l’Eglise est une, sainte, catholique
et apostolique, comme dit le credo). C’est là le fond du problème. Même un individu très cultivé est généralement incapable de savoir, en
étudiant la Bible, si la véritable autorité est l’Eglise catholique ou l’Eglise anglicane, par exemple. Les différences doctrinales entre les églises sont complexes et les débats
théologiques sont d’une subtilité infinie. C’est la raison pour laquelle Dieu a voulu qu’il y ait une autorité visible, reconnaissable extérieurement
par son universalité, son unité, sa continuité avec St Pierre, et sa sainteté. Prenons un exemple : si Luther avait sauvé le christianisme, il serait chargé d’une mission exceptionnelle.
Aussi devrait-il être un homme d’une sainteté exceptionnelle, doué de charismes exceptionnels, manifestes. On pourrait s’attendre à ce qu’il fasse autant de miracles que St Jean Bosco. Il
faudrait également qu’il ne se trompe pas dans ses prévisions. Or Luther n’est pas un saint à miracles, ni un homme d’une vie exemplaire. Enfin, il s’est trompé dans ses prévisions en croyant que
le schisme avec Rome n’allait pas durer longtemps. Cela nous interdit de voir en lui le fondateur d’un courant religieux qui aurait sauvé le christianisme authentique. Appliquons les mêmes
critères à Russell, le fondateur des Témoins de Jéhovah. Je doute qu’il réussisse beaucoup mieux l’examen… Etait-il comparable à St François, à St Dominique, à St Jean Bosco, à St Ignace de
Loyola, à St François-Xavier, à Ste Catherine de Sienne ?
12. Autres choses suspectes chez les Témoins de Jéhovah : La doctrine enseignée par les témoins de Jéhovah est une doctrine chrétienne simplifiée de telle sorte qu’elle est plus facile à croire que la doctrine transmise depuis les grands conciles œcuméniques des premiers siècles : elle ne contient
plus la Trinité, ni la divinité de Jésus. Voyons : est-ce pour séduire les païens et les philosophes que les Pères de l’Eglise ont affirmé qu’il y avait une Trinité en Dieu ? C’est peu
probable… Ils ont admis cette idée malgré eux, parce qu’elle se trouvait indéniablement dans l’Ecriture. Pour s’en convaincre, on peut lire le traité De la Trinité de St
Augustin : toute sa réflexion se fonde sur l’Ecriture sainte. Deuxièmement, les Témoins de Jéhovah ne
semblent pas avoir de spiritualité. La théologie spirituelle n’existe pas chez eux. On ne leur donne pas d’enseignements sur la charité, la foi, l’espérance, la patience, la chasteté,
les vertus cardinales et théologales, etc. Ils paraissent donc négliger ce qu’il y a de plus important : le progrès spirituel de chacun. Au lieu de tout cela, ils ont une foi centrée sur des
spéculations hasardeuses concernant la fin des temps. Il y a quelque chose de gnostique dans cette curiosité mal contrôlée. Troisièmement, on leur impose tous le même moule, comme s’il n’y avait pas de diversité dans les charismes, et comme s’il n’y avait qu’une seule voie
possible pour progresser dans la charité : faire du porte à porte et suivre des cours de formation biblique. Ils n’ont pas de moines, de prêtres, de diacres, de vierges consacrées et de laïcs consacrés. Leur organisation ne ressemble donc pas du tout à l’Eglise des premiers siècles, ni même à celle des Actes des Apôtres. Les responsables des témoins de
Jéhovah sont beaucoup trop directifs dans les conseils qu’ils donnent aux membres du mouvement. Ils ne respectent pas leur liberté. Tout ceci, ajouté au reste, montre que la doctrine des Témoins
de Jéhovah, là où elle diffère du christianisme traditionnel, n’est qu’une invention humaine. Jésus disait « Pierre, tu es pierre, et sur cette pierre, je bâtirai mon Eglise » et
« les portes de l’Hadès ne prévaudront pas contre elle ». Pour rejeter l’enseignement des Pères de
l’Eglise, les Témoins de Jéhovah sont obligés de dire que la doctrine chrétienne est fausse depuis le début (depuis le IIe siècle ?). S’ils avaient raison, alors comment
interpréter la promesse faite par Jésus à Pierre ? Les portes de l’Hadès l’auraient emporté depuis longtemps contre l’Eglise !
13. Qu’y a-t-il de sectaire chez les Témoins de Jéhovah ? Ici, je ne peux m’appuyer que sur les témoignages de personnes qui ont fait partie des témoins de Jéhovah. Apparemment,
on reproche aux témoins de Jéhovah d’utiliser la méthode suivante pour recruter des adeptes et les couper du monde extérieur. Premièrement, ils invitent les gens à des formations bibliques en
excitant leur curiosité par une manière ésotérique et presque gnostique d’interpréter l’Ecriture sainte. Deuxièmement, pour éviter d’être réfutés par les catholiques, protestants ou orthodoxes,
ils utilisent une traduction à part. Troisièmement, lorsqu’une personne assiste à quelques heures de formation biblique dans le mouvement, on lui fait croire que pour être sauvée, elle doit faire
du porte à porte et sacrifier quatre ou cinq heures par semaine à la formation biblique. Vu le temps que ça lui prend, elle perd progressivement la possibilité d’avoir une vie sociale en dehors
du mouvement. Quatrièmement, on fait croire aux adeptes que tout enseignement venant de l’extérieur est plus ou moins diabolique. Ainsi, on les empêche d’être réceptifs aux arguments.
Cinquièmement, on surveille toutes leurs activités.
Conclusion : qu’est ce qui vous prouve, à vous, témoins de Jéhovah, que votre doctrine est la bonne ? Vous la défendez à partir d’une certaine traduction, différente de la TOB. Or qu’est-ce qui vous prouve que votre traduction est la bonne ? A priori, la TOB est plus fiable, puisqu’elle est reconnue à la fois par les catholiques, les orthodoxes et les protestants. Pour défendre votre propre traduction, vous dites qu’elle est faite à partir des manuscrits les plus anciens, mais les autres chrétiens ne vous croient pas. Pour montrer que ce n’est pas un mensonge, vous devez donc vous faire archéologues. Ainsi, vous devez être à la fois théologiens, exégètes, historiens et archéologues. Puisque c’est impossible, vous devez reconnaître que les chrétiens sont obligés de se fier à une autorité visible. Dire qu’elle est visible, c’est dire qu’elle est reconnaissable extérieurement (autrement qu’à partir d’un examen attentif de sa doctrine). Les critères sont les suivants : l’unité, l’universalité, la continuité avec les premiers siècles de l’Eglise, la sainteté et la fécondité. Or c’est l’Eglise catholique qui correspond à ces critères.
Je suis désolé, mais ceci me paraît très éloigné d'une saine théologie appuyée sur la logique, la philosophie et de solides méthodes d'interprétation. Nous autres, catholiques, nous intéressons aussi à l'eschatologie, aux fins dernières, etc., mais nous ne prétendons pas savoir autant de choses sur le futur. De plus, je le répète, les témoins de Jéhovah ne tiennent pas compte de ce que disent les historiens (à propose de la date de la destruction de Jérusalem par les babyloniens), ni les meilleurs dictionnaires de grec ancien (à propos du mot "stauro" employé dans la Bible pour désigner la croix), ni des données de l'archéologie, ni des grands auteurs de la tradition, ni des grands saints. Avec de telles méthodes, on peut faire dire n'importe quoi aux Saintes Ecritures...
Je préfère de loin celle qui se rapporte à la branche à laquelle j'appartien.
pour ce qui est de la trinité pourquoi lorque jésus parlait du temps de la fin et des cataplysmes qui viendraient ses disciples etant troublés lui ont demandé ; seigneur quand ceci arriver? La réponse de Jésus a été . Ni les anges dans le ciel ni moi même le savons ,seul Dieu le père le sait . S'il était Dieu il n'aurai pas répondu de cette façon ,et cette réponse détruit votre dogme de la trinité . Vous enseignez par la peur avec votre enfer comment Dieu qui est amour pourrait t'il créer un tel lieu vous adorer des statue alors que vous savez que DIEU est un Dieu jaloux et vous aurez à répondre devant lui de tous ces faux cultes
En ce qui concerne l'enfer, la foi catholique ne suppose nullement qu'il s'agisse d'un lieu sorte de prison. Les théologiens considèrent l'enfer plutôt comme un état, l'état d'une personne qui refuse la vérité et l'amour de Dieu.
En ce qui concerne les statues et images, il faut dire que les catholiques utilisent des images, mais sans les adorer. Je pense que ce n'est pas très difficile à comprendre. On raisonne sur le triangle en s'aidant d'une image de triangle tracée sur le papier ou au tableau, mais on ne raisonne pas sur ce triangle particulier ou sur cette image, mais sur la notion de triangle en général. De même, on peut prier Jésus Christ devant une image qui le représente. Si les catholiques adoraient les images et les statues, ils s'interdiraient de les détruire, ce qui n'est pas le cas.
Je comprends votre réaction, mais je pense qu'il est difficile de critiquer la doctrine des Témoins de Jéhovah de façon satisfaisante sans utiliser des arguments qui visent le protestantisme en général. Je pense qu'à partir du moment où on cesse d'utiliser les notes de l'Eglise comme critères de la seule véritable église instituée par Dieu et préservée des erreurs graves (dans son enseignement moral et doctrinal), on est réduit à utiliser comme critère l'orthodoxie ou l'hétérodoxie apparentes. Les protestants, à mon avis, sont obligés d'utiliser ce critère de l'orthodoxie apparente ; or les chrétiens, ou au moins la plupart d'entre eux, ne sont pas capables de savoir ce qu'il faut choisir entre des doctrines aussi proches et aussi complexes que l'anglicanisme et le catholicisme, l'orthodoxie et le catholicisme, ou même entre le luthéranisme et le catholicisme, sans parler des multiples autres confessions chrétiennes. Il faudrait pour cela que tout chrétien soit un théologien, et encore... Tant que les croyants ne s'appuyent pas sur les notes de l'Eglise (elle est une, sainte, catholique et apostolique), ils sont la proie des petites églises protestantes dont la doctrine est tronquée ou appauvrie, et finalement, ils sont aussi la proie de véritables sectes comme les témoins de Jéhovah.
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En bas de la liste des articles, vous trouverez deux articles : "Au nom du Père, et du Fils, et du Saint Esprit", et "Y-at-il un seul Dieu ou trois ?".
Pour moi, la réponse est claire et en même temps mystérieuse : il n'y a qu'un seul Dieu, mais trois personnes. La Bible affirme qu'il y a trois personnes en Dieu. Cela est étrange et difficile à croire, mais c'est bien dans la Bible. Mon article ici-même (sur ce blog) montre seulement que cette crpyance n'est pas contradictoire. Les articles du site v-i-v montrent comment cette croyance s'est imposée petit à petit dans l'esprit des chrétiens de l'Antiquité, et quels passages de l'Ecriture nous obligent à admettre trois personnes en Dieu. Par exemple, il y a des passages (notamment chez St Paul et St Jean) où on trouve le Père, le Fils, et l'Esprit, nommés à la suite, ce qui les place au même niveau ou suggère en tout cas que l'Esprit est une personne comme le Fils et le Père. Les nombreux verbes utilisés pour dire ce que fait l'Esprit indiquent que c'est un personne, etc.
J espere que vous aurez le courage de publier ces lignes comme vous avez eu le courage de publier les votres. Dans l espoir que ces lignes susciteront chez leurs lecteurs l envie de se tourner vers la parole de Dieu comme seule détentrice de la vérité je vous salue.
excusez-moi pour ma longue absence sur ce blog. j'ai été en pélerinage, puis en vacances, puis j'ai eu des problèmes techniques avec ma connexion internet. Deux ou trois mots, puis je répondrai plutôt à un de vos messages plus récents :
Tout d'abord, si vous trouvez qu'il y a de la désinformation dans mes articles concernant les Témoins de Jéhovah, précisez en quoi. Ma source principale, c'est un petit livre que m'ont donné les Témoins de Jéhovah eux-même et qui résume leur doctrine.
En ce qui concerne l'unité de l'Eglise catholique, je ne suis pas d'accord avec ce que vous dites. J'ai rencontré maintes fois des catholiques d'autres pays : Chine, Brésil, Algérie, Philippines, Mexique, Vietnam, Indonésie, Côte d'Ivoire, Cameroun, Rwanda, etc. Nous avons tous exactement la même religion. Il y a néanmoins des tensions ou des divisions, mais plutôt entre les progressistes et les gens de sensibilité plutôt traditionnalistes, par exemple. Ces tensions ont été fortes juste après le concile Vatican II et elles ont tendance à s'effacer actuellement. Il y a eu vingt concile dans l'histoire de l'Eglise, et toujours, les conciles ont provoqué à court terme des divisions entre des partis à l'intérieur de l'Eglise. Mais cela n'est pas insoluble. Les prêtres qui sont ordonnés actuellement s'entendent très bien et ne contestent pas du tout la doctrine de l'Eglise.
J'ajoute que sur le plan doctrinal, il y a une unité quasiment parfaite entre les orthodoxes et les catholiques. Si nous qualifions les églises orientales d'"orthodoxes", c'est bien parce qu'elles sont...orthodoxes. Voyez par exemple le petit livre de Vladimir Lossky, Essai sur la théologie mystique de l'Eglise d'Orient, que les orthodoxes considèrent comme le meilleur résumé de leur doctrine. Ou voyez les propositions des théologiens catholiques pour résoudre les désaccords dans la formulation de certaines idées, par exemple Jean-Hervé Nicolas dans sa monumentale Synthèse dogmatique (Cerf).
Pour terminer, n'oubliez pas que le mouvement des Témoins de Jéhovah vient des Adventistes du Septième Jour, qui vient des Baptistes, etc. Il est donc né de la n-ième division apparue à l'intérieur du protestantisme. Je suis d'accord pour dire qu'une maison divisée contre elle-même ne peut tenir, mais l'Eglise tient depuis 2000 ans et vu son âge et son importance numérique, on ne peut guère la comparer avec le mouvement des Témoins de Jéhovah.
En ce qui concerne la date de 1914 désignée par les Témoins de Jéhovah, comme je l'ai dit dans la deuxième partie de mon article, le calcul ne peut pas être correct, vu que la date de la destruction de Jérusalem, dont vous partez, n'est pas celle qu'admettent les historiens (ils disent : 587 avant JC). La date utilisée par les Témoins de Jéhovah est sans doute un héritage des théories du XIXe siècle, l'époque du fondateur.
En ce qui concerne le porte à porte, sachez que vous n'êtes ni les seuls ni les premiers à en faire. j'en ai fait moi-même, par exemple. Des mouvements catholiques entiers pratiquent couramment le porte-à-porte, par exemple le Chemin néo-catéchuménal (4 millions de membres), la Communauté de l'Emmanuel, etc. Avant le concile Vatican II, on faisait couramment des missions paroissiales lors desquelles les paroissiens visitaient les habitants de la commune ou du quartier. Cette pratique est tombée en désuétude sous l'influence de la théorie de l'enfouissement (pendant les années 60, beaucoup de catholiques ont pensé qu'ils devaient se faire discret, voire passer inaperçus, pour éviter le "triomphalisme" ou l'arrogance).
Relisez-vous, et demandez-vous quelle image vous donnez de vous-même, de vos croyances et de votre Eglise : pensez-vous vraiment que le quidam qui passerait sur cette page en se posant des questions sur les témoins de Jéhovah trouverait qu'ils sont d'une discussion agréable ?
Mais je vous rassure si vous avez trouvé mes propos trops durs, les Témoins de Jéhovah ne sont pas violents. Jamais ils n'ont brandi une seule arme pour leurs croyances et on ne trouvera chez eux aucune "frange extrémiste" qui estimerait qu'il est de leur devoir de le faire. N'est ce pas déjà une chose magnifique dans un monde ou les religions ont versé autant de sang et sont à l'origine des plus grands extrémismes?
Jésus a parfois comdané de façon virulente les interlocuteurs directs auxquels il avait à faire. Je pense en particulier aux scribes et aux pharisiens pour lesquels il n' a vraiment pas maché ses mots. A t'il pour autant laissé une mauvaise image du christianisme? En a t'on déduit qu'il était dénué d'amour ou de douceur (pensez au moment ou il chasse les vendeurs du Temple avec des cordes!!) Non bien sur.
Loin de moi l'idée d'avoir les memes prérogatives que le Christ, mais j'ai estimé que je pouvais employer un ton ferme et direct pour m'indigner des idées véhiculées sur ce site. Et de fait, je n'ai rien contre leur auteur que je ne connais pas personnellement. Pour moi il fait partie de mon prochain et je n'ai aucune haine contre lui.
Pour conclure, je ne pourrais vous empecher de penser ce que vous voulez des Témoins de Jéhovah. Du temps de Jésus, on a calomnié Jean le Baptiste parcequ'il jeunait (il a un démon!), tandis que les memes ont qualifié Jésus de glouton et de buveur parcequ'il a vécu normalement (Luc 7:33,34). Ces personnes qui n'aimaient pas Jésus et ses disciples auraient toujours trouvé quelque chose, quoi qu'ils fassent ou qu'ils disent, a retourner contre eux...
En effet, les témoins de Jéhovah peuvent se permettre d'être pacifique, puisque c'est Jéhovah lui-même qui exterminera les "calomniateurs" et les "impies", n'est-ce pas ? Le fait de se savoir bientôt vengé doit aider à supporter bien des méchancetés et à afficher un regard faussement doux...
Dans un post concernant au autre article, vous prétendez que les témoins vérifient tout srcupuleusement. Vous voulez sans doute dire qu'ils vérifient tout à l'aide des documents que leur concocte leur organisation. J'aime bien les citations d'encyclopédies que vous faites d'ailleurs, je crois y reconnaître les extraits habituels que vos publications mettent en avant.
Seulement lorsqu'on commence à faire des recherches directement à la source, et que l'on se rend compte que les rédacteurs jéhovistes manipulent bel et bien les auteurs qu'ils citent et tronquent (les citations de Dawkins dans le livre sur l'évolution ont fait hurler leur auteur lésé, et je ne parle même pas des approximations éhontés sur les propos des pères de l'Eglise dans les brochures concernant le sang, les pauvres doivent se retourner dans leur tombe), voire qu'ils persistent à citer des chercheurs bibliques du XIXème siècle qui étaient souvent des incroyants (mais ça ne semblent pas gêner les TJ de s'approprier leurs idées tant que c'est pour tirer à boulet rouge sur toute église chrétienne non jéhoviste), et faisant souvent fi des découvertes les plus récentes en histoire des religions.
Mais bon, il est difficile de se tenir la page d'un point de ve intellectuel lorsque l'on méprise à ce point les études supérieures et que l'on passe son temps à exhorter ses jeunes adeptes à rentrer au plus vite dans la vie active avec un metier plus que modeste pour pouvoir se consacrer à la prédication. On se gargarise de deux trois mots de grec et de latin, ceux que la société vous a appris à comprendre, mais on se garde bien d'envoyer son fils ou sa fille en khâgne pour y faire des lettres classiques, de peur que la philosophie du monde ne les corrompent...
Et ne me sortez pas la litanie éternelle sur Dieu qui préfère les humbles ! Il aime certes les humbles de coeur, mais cette humilité n'est pas le contraire du savoir et de l'intelligence. Apparemment, le fait que saint Paul ai été un docteur de la Loi et sans doute un fin latiniste et hellénisant - et humble de coeur, bien que cette humilité ait été mal placé - a paru suffisamment précieux aux yeux de Dieu pour lui apparaître sur le chemin de Damas et en faire le fer de lance de l'évangélisation auprès des païens...
Une fois qu'on atteint ce nombre 144000 (Apocalypse14: 1) le saint secret de dieu arrivera à son terme, le présent système de choses de ce monde dirigé par Satan et ses hommes disparaîtra, le royaume au ciel de Jéhovah dirigera aussi notre terre. Le paradis s'installera sur la terre: les justes posséderont la terre et sur elle ils résideront pour toujours (Psaumes37: 29, Matthieu5: 5, Proverbes2: 21, Isaîe11: 9, Ecclésiaste1: 4, Isaîe45: 18 ) ce que dieu se proposait de faire à l’ origine pour les humains et pour la terre se réalisera immanquablement (Genèse 1 :28) Le royaume céleste de Jéhovah dirigé par Jésus Christ est le seul espoir pour la terre entière, face à ce système diabolique planétaire défaillant en toute sorte. Très bientôt, il dirigera notre terre. Il y aura 144000 rois (reines) choisis par dieu parmi les êtres humains qui règnent avec Jésus Christ au ciel après ses morts, ils (elles) dirigeront la terre, Jésus Christ est le roi de ces rois... Comme la fin de ce monde dirigé par Satan€$£ et ses militaires6 ainsi que ses peuples5 tombe bien à notre ère, donc, il faut oser à dire par tout le moyen à tous les humains que: ce qui ne font pas la volonté de dieu Jah et ce qui ne croit pas au sacrifice de Jésus C. pour nous délivrer mourront à Har-Maguédon (Apocalypse16: 16)
Pourquoi l’indépendance à Jah n'est pas bonne? Parce que lors de la rébellion d'Adam, Eve et Satan contre Jéhovah notre dieu créateur, ils ont choisi de ne pas dépendre de dieu en rejetant ses conseils, alors que: dieu Jah les laisse se diriger entre eux sans intervenir pour prouver s'il est vraiment bon ou mauvais de ne pas dépendre de lui en n’ayant pas suivre sa parole (ses conseils). Jéhovah accorde à ses créatures LA LIBERTE DE CHOISIR entre le bon et le mauvais, entre le bien et le mal (Deutéronome 30: 19). Mais, les conséquences de cette désobéissance (indépendance) est donc: la mort, la maladie, la haine, la tuerie6, l'égoïsme de certains dirigeants, l'hypocrisie de la religion... Les conséquences de cette épreuve d’indépendance qui a eu lieu sur notre terre sont très importantes à démontrer à l égard des anges du ciel et des êtres humains aussi voilà pourquoi dieu Jah n'a pas tué Satan, Adam et Eve sur le champ. Jéhovah devait apporter une réponse juste à cette contestation pour l avenir de tous, l’exécution immédiate des rebelles n’aurait pas apporté une telle réponse. Cette fois, la façon dont Jéhovah dirige ses créatures était remise en cause une fois pour toute, La rébellion de Satan a soulevé une question relative à «LA LEGITIMITE DE LA SOUVERAINETE DE JAH», Adam et Eve ont choisi de rejeter la souveraineté de Jah pour suivre les conseils de Satan, imaginez qu’un diabétique néglige de suivre scrupuleusement son régime qui lui a été prescrit pour son bien et qu il continue de manger ce qui lui fait du mal. Dieu Jah est notre créateur donc c'est lui seul connaît ce qui nous fera du bien ou du mal surtout pas Satan, il occupe aussi la bonne première place pour nous conseiller (diriger) Voici mes adresses mail pour contact anonyme: carnage6net@hotmail.fr, jesuschrist.est.notre.sauveur@hotmail.com, sixchaque6.monde@hotmail.com, cyclique-infini6.monde@hotmail.fr
Je conseille à tout le monde de lire ces sites pour savoir qui est le maître de ce monde d' actuel?, top secret...:
1-http://nom666.over-blog.com
2-http://www.alterinfo.net, http://apocalypse88842.spaces.live.com
sixchaque6.monde@hotmail.fr
"Crains le vrai dieu et garde ses commandements. Car, c'est là toute l'obligation de l'homme" Ecclésiaste 12: 13