Recommander

Cliquez ici pour recommander ce blog

Portraits

philoreligion.com

Ce site, rédigé par un professeur de philosophie, est consacré à la philosophie de la religion et à l'apologétique. Il présente des arguments clairs et quelques explications sur les grands philosophes incontournables dans le débat sur la foi et la raison. Si vous débutez en philosophie, rendez-vous à l'article "notions de base" dans la rubrique "foi, connaissance et raison".

Mardi 6 février 2007

Les apparitions de Fatima et toute la série d'événements mystérieux qui a suivi, pendant des dizaines d'années, jusqu'à la révélation du troisième secret par le pape Jean-Paul II, forment un tout parfaitement cohérent. Certains miracles, dans cette série d'événements, ont été vus et racontés par des témoins très sûrs, dont le pape Pie XII lui-même. Enfin, le miracle du 13 octobre 1917 a duré une dizaine de minutes et s'est produit devant une foule de 70000 personnes.  

Le sens des apparitions de Fatima est prophétique. Dans les messages de la Vierge aux trois enfants qui pouvaient la voir lors des apparitions, elle évoque le sort de la Russie, la fin de la guerre 14-18, et le risque d'une autre guerre mondiale. Le message de Fatima est donc lié, en partie, aux grands événements tragiques du XXè siècle. En même temps, ce message est un appel à la conversion (comme chez les prophètes de l'Ancien Testament). Pour en savoir plus sur le sens des événements de Fatima, vous pouvez cliquer sur le lien suivant :

www.jesusmarie.com/apparitions_fatima_1.html.

Ce qui nous intéresse plus particulièrement, ici, c'est la qualité des preuves disponibles pour confirmer la réalité de ces miracles. Le 13 octobre 1917, après la cinquième apparition, une foule d'environ 70000 personnes s'est rendue à Cova da Iria, à 3 km de Fatima, pour assister au miracle promis par la Vierge exactement trois mois plus tôt "pour que tout le monde croie". Tout d'abord, la Vierge apparaît aux enfants, se présente comme étant "Notre Dame du Rosaire" et renouvelle sa demande que l'on construise une chapelle en ce lieu. Elle invite les "justes" à faire pénitence et à prier pour la paix dans le monde et la conversion de la Russie, puis elle s'en va.

La foule voit alors le soleil tourner trois fois sur lui-même en lançant des faisceaux de lumières de différentes couleurs, d'un côté et de l'autre. Soudain, la foule crie, effrayée : le soleil semble se précipiter vers la Terre, mais il s'arrête. D'après les témoins, ceci a duré environ dix minutes et pendant tout ce temps, il était possible de contempler le soleil fixement sans être ébloui.

Peu de temps après, la guerre prend fin.

Pendant les années 1920-1930, Lucie, devenue religieuse, continue à avoir quelques apparitions. Le 26 janvier 1938, après avoir vu une "aurore boréale", elle annonce à son évêque, ses confesseurs et ses supérieurs que la guerre est imminente.

Mi-octobre 1943 : le pape demande à soeur Lucie d'écrire le contenu du troisième secret que lui a révélé la Vierge en août 1917. Ce message est rendu public en 2000. Il semble prédire l'attentat contre le pape Jean-Paul II. Auparavant, il a été lu par Jean XXIII (en 1960) et par Paul VI (en 1965) ; l'un et l'autre ont refusé de le rendre public.

En 1950, les 30 et 31 octobre,et le 1er novembre, puis le 11 novembre, à 16 heures, le pape Pie XII, dans les jardins du Vatican, voit le soleil "danser", d'une manière qui rappelle le fameux miracle du 13 octobre 1917.  

Imaginons un assassinat en pleine rue, devant mille témoins qui ne se connaissent pas, qui viennent de régions diverses et de milieux tout aussi variés. Ils ont largement le temps de voir l'assassin (plusieurs minutes). Ensuite, lorsque le criminel est inculpé, ils témoignent tous contre lui en racontant les mêmes faits de la même façon. Leurs récits sont cohérents entre eux alors qu'ils n'ont pas pu se concerter pour raconter la même "version' des faits. Ceci est normalement considéré comme une preuve largement suffisante. Ajoutons maintenant qu'aucun témoin n'est venu pour défendre l'accusé ou pour diriger les soupçons vers une autre personne. Dans un cas comme celui-ci, serait-il rationnel de croire que l'individu en question n'est pas vraiment le coupable ? Non, bien sûr. Alors pourquoi ne pas raisonner de la même façon pour les miracles de Fatima, notamment celui du 13 octobre 1917 ? Les témoignages sont nombreux, cohérents entre eux, de qualité, et provenant pourtant de personnes très diverses, de sources indépendantes. Le fait s'est reproduit plus tard, d'après le pape Pie XII lui-même, trois de suite, en 1950. Si tout cela était une supercherie, plusieurs papes y auraient participé... Enfin, si le miracle de 1917 ne s'était pas produit de façon claire, des témoins assez nombreux l'auraient dit. Il y aurait donc eu des contradicitons dans les témoignages.  

Pour plus de détails, lire le résumé des événements dans le QUID, ou bien cliquer sur le lien proposé un peu plus haut...

 

par Héron mélomane publié dans : Miracles et vies de saints
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Mardi 30 janvier 2007

 

Quatre cents pains dans une corbeille vide

Le 22 octobre 1860, François Dalmazzo, quinze ans, entre à l'oratoire. II est né à Cavour, il a suivi ses premières classes à Pinerolo. Voici comment il a raconté l'événement :

« ayant lu les fascicules des Lectures catholiques, je demandai qui était don Bosco. Ayant appris qu'il avait une maison pour ses jeunes à Turin, je résolus de me joindre à eux ». François est admis à fréquenter la dernière année de collège.

Au bout de vingt jours, il est découragé. « Habitué à vivre à la maison d'une manière confortable, je ne pus m'adapter à la nourriture vraiment médiocre de la table commune et aux habitudes de l'établissement. J'écrivis donc à ma mère qu'elle vienne me chercher parce que je voulais absolument retourner à la maison

11 novembre. Maman arrive pour m'emmener. Avant de m'en aller, je désirais tout de même me confesser encore une fois à don Bosco. J'attendis mon tour pendant la messe. À la sortie, un petit pain était distribué à chaque jeune pour son petit déjeuner.

Pendant que j'attendais pour me confesser, arrivèrent les deux garçons qui devaient distribuer le pain. Ils dirent à don Bosco :

- Il n'y a plus de pain.

- Que voulez-vous que j'y fasse ? répond don Bosco. Allez chez Magra, notre boulanger, et qu'il vous en donne.

-     Magra a dit qu'il ne nous donnera plus rien parce qu'il n'a pas été payé.

-     Alors, on y pensera. Laissez-moi confesser .

J'entendis ce dialogue fait à mi-voix. Mon tour étant venu, je commençai à me confesser. La messe était déjà à la consécration et les garçons revinrent.

-     Don Bosco, il n'y a vraiment rien pour le petit déjeuner.

-     Mais laissez-moi confesser; ensuite, nous verrons. Allez chercher dans la réserve, dans les réfectoires ; il y aura bien quelque chose !

Pendant qu'ils y allaient, je poursuivis ma confession. J'avais à peine terminé que l'un des garçons revint pour la troisième fois.

-     Nous avons tout ramassé et voilà les quelques petits pains que nous avons trouvés.

-     Mettez-les dans le panier. Je viendrai moi-même les distribuer. Laissez-moi confesser en paix.

Il continua de confesser l'enfant qui était devant lui. Pas loin de la porte qui s'ouvrait après l'autel de la Madone, le panier de pain était déjà déposé. Me rappelant les faits miraculeux qu'on racontait sur don Bosco, et saisi par la curiosité, je cherchai à me placer au bon endroit pour voir ce qui allait arriver.

À la porte, ma mère m'attendait :

-     Viens, François, me dit-elle.

Je lui fais signe de patienter encore quelques minutes. Quand don Bosco arrive, il prend le premier un petit pain, regarde dans le panier et voit qu'il en contient une quinzaine ou une vingtaine. Alors je me plaçai sans me faire remarquer tout à fait derrière don Bosco sur la marche, les yeux à l'affût. Don Bosco commença la distribution. Les jeunes défilaient devant lui, heureux de recevoir le pain de sa main qu'ils baisaient, tandis qu'il disait un mot à chacun ou les gratifiait d'un sourire.

Tous les élèves - environ quatre cents - reçurent leur pain. La distribution finie, je voulus vraiment examiner le panier à pain, et à mon grand étonnement je constatai qu'il s'y trouvait la même quantité de pains qu'avant la distribution. Je restai abasourdi. Je courus tout droit vers ma mère, et je lui dis :

-     Je ne viens plus, je ne veux plus m'en aller, je reste ici. Pardonnez-moi de vous avoir fait venir à Turin.

Et je lui racontai ce que j'avais vu de mes propres yeux, en ajoutant :

-     Je ne veux pas quitter un saint comme don Bosco.

C'est la seule raison pour laquelle je suis resté à l'oratoire et que je me suis associé aux fils de don Bosco ».

François Dalmazzo devint salésien ; il fut pendant huit ans directeur du collège de Valsalice et pendant sept ans procureur général de la congrégation salésienne auprès du Saint-Siège.

 

 

 

par Héron mélomane publié dans : Miracles et vies de saints
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Mardi 30 janvier 2007

 

Cet événement a été raconté par Giuseppe Buzzetti (l'économe qui travaillait d'arrache-pied aux côtés de don Bosco) et confirmé par Carlo Tomatis, qui fut parmi les premiers garçons hébergés par don Bosco. Voici comment il est raconté par Teresio Bosco dans Don Bosco (une des meilleures biographies du saint) :

"Le jour des morts, don Bosco emmène tous les enfants qui fréquentent l'oratoire le dimanche et les jours de fête, visiter le cimetière et prier. Il a promis, pour le retour, des châtaignes cuites. Il en a fait acheter trois gros sacs.

Pietro Stella, après avoir passé au crible ce fait en 25 pages de critique historique serrée, et souligné la probabilité douteuse de certains détails admis dans le « récit officiel » fait par don Lemoyne dans le volume III des M.B., conclut : « Pour en revenir au récit de don Bosco et au fait objectif, il serait souhaitable que l'on adoptât la relation Fassati » (Pietro Stella, Don Bosco dans l'histoire de la religiosité catholique, vol I, «La vie et les oeuvres », Pas-Verlag, Zurich, 1968, p. 257). C'est ce que nous avons fait.

Maman Marguerite n'a pas compris ce qu'il veut et en a faire cuire trois ou quatre kilos. Joseph Buzzetti, le très jeune « économe », arrive à la maison avant les autres, voit l'affaire et dit :

-     Don Bosco en sera malade. II faut le prévenir tout de suite.

Mais dans la cohue du retour de toute la troupe affamée, Buzzetti ne réussit pas à s'expliquer. Don Bosco prend le petit panier et commence à distribuer des châtaignes avec la vieille louche toute trouée. Dans le tohu-bohu, Buzzetti lui crie :

-     Pas tant que ça ! II n'y en aura pas pour tout le monde.

- Mais il y en a trois sacs à la cuisine.

-     Non, il n'y a que ça, que ça ! » essaie de lui répondre Buzzetti pendant que les garçons hurlent et se poussent en vagues excessives. Don Bosco est décontenancé.

-     Mais j'en ai promis à tout le monde. Continuons tant qu'il en restera.

Il continue à distribuer une louche à chacun. Buzzetti regarde nerveusement les quelques poignées restées au fond du panier et la file d'attente de plus en plus longue. Un autre commence à observer lui aussi. Et tout d'un coup, il se fait comme un silence. Les centaines d'yeux écarquillés ne perdent plus de vue ce panier qui ne se vide plus...

Il y en eut pour tout le monde. Et ce fut sans doute la première fois ce soir-là que les garçons, les mains pleines de châtaignes, crièrent : « Don Bosco est un saint ! ».

 

 

 

 

par Héron mélomane publié dans : Miracles et vies de saints
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Vendredi 26 janvier 2007

En 1861, à l'oratoire, une équipe de personnes instruites et appartenant aux plus proches collaborateurs de don Bosco décide de se réunir de temps en temps pour raconter, à l'écrit, les épisodes marquants de la vie de don Bosco. Ces réunions sont secrètes ; elles se font à l'insu de don Bosco. L'équipe comprend don Alasonatti, don Rua (futur successeur de don Bosco), don Cagliero (futur évêque de Patagonie), Don Francesia (latiniste de renommée européenne), et dix autres salésiens. Ils sont tous convaincus que ce qui se passe autour de don Bosco a souvent un caractère exceptionnel et même vraiment surnaturel. Perdre le souvenir de ces événements, ce serait perdre un trésor. Il revient donc à chacun de prendre des notes. Pendant les réunions, les notes sont lues pour être corrigées en fonction de l'avis des autres, afin d'obtenir des récits exacts.

Don Lemoyne, en rapportant le fait dans le sixième volume de Memorie Biografiche, note : « Nous pouvons donc être certains de la vérité de ce que nous transmirent ces témoins. Au cours des années, d'autres les remplacèrent pour continuer le travail avec une égale affection pour don Bosco et pour la vérité ».

Ceci, bien entendu, est d'une grande importance. Rappelons que la connaissance en histoire s'appuie sur des témoignages dont la qualité est mesurée à l'aune de certains critères (sincérité des témoins, concordance de plusieurs témoins, etc.) Or il est clair que très souvent, les preuves utilisées en histoire ne sont pas d'une aussi bonne qualité que celles dont nous disposons pour connaître les miracles réalisés par don Bosco à partir de 1861.

 

par Héron mélomane publié dans : Miracles et vies de saints
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Mardi 23 janvier 2007
par Héron mélomane publié dans : Miracles et vies de saints
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
annuaire de blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Signaler un abus