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Ce site, rédigé par un jeune enseignant en philosophie, est consacré à la philosophie de la religion et à l'apologétique. Il présente des arguments clairs et quelques explications sur les grands philosophes incontournables dans le débat sur la foi et la raison. Si vous débutez en philosophie, rendez-vous à l'article "notions de base" dans la rubrique "foi, connaissance et raison".

Miracles et vies de saints

Vendredi 12 janvier 2007 5 12 /01 /2007 09:36

I.                    L’exemple des saints

 

L’exemple des saints oriente l’intelligence et le cœur de l’homme vers Dieu. Dans Les raisons de croire, Mgr Léonard n’hésite pas à dire que l’exemple des saints est l’argument qui a le plus d’effet sur son esprit : « La fécondité débordante de leur vie est une éminente vérification existentielle qui signe la vérité de la foi à laquelle ils se sont voués (…). Les saints ne peuvent avoir tort, ils sont la preuve vivante de la vérité de la foi » (p 174 – lire aussi, page 171, le récit de la conversion d’Edith Stein, après la lecture de l’autobiographie de St Thérèse d’Avila).

 

·      Il est impossible que les saints mentent et peu probable qu’ils se trompent. La connaissance humaine repose, pour sa plus grande part, sur le témoignage d’autrui ; elle dépend donc surtout de la qualité des témoins. Or les saints sont d’une sincérité certaine, et très souvent, d’une intelligence supérieure. Il est donc peu probable qu’ils se trompent.

 

·       C’est d’autant moins crédible qu’ils sont nombreux et tous d’accord.

 

·       Or tous désignent le Christ comme leur maître, comme le Fils de Dieu, comme Dieu fait homme.

 

·       Leur témoignage est confirmé par leurs miracles, qu’ils expliquent eux-mêmes par l’intervention surnaturelle de Dieu.

 

 

II.                  Questions de méthode

 

Pour vérifier qu’un miracle s’est bien produit, on applique les critères de la connaissance par témoignage. Autrement dit, on procède de la même façon qu’un historien rigoureux qui refuse de se fier à n’importe qui. C’est ainsi que procèdent les personnes travaillant pour les causes de béatification et de canonisation. Bien entendu, un miracle récent est souvent plus facile à vérifier qu’un miracle éloigné dans le temps. Pourtant, il arrive qu’un miracle ancien soit mieux attesté qu’un miracle du XXème siècle. Tout dépend :

 

·        Du nombre des témoins d’accord entre eux, surtout s’ils ne se connaissent pas.

 

·        De leurs qualités. Il ne faut pas qu’ils soient malhonnêtes, ou illuminés. Dans certains cas, la constatation d’un miracle suppose des compétences particulières. Par exemple, une guérison ne peut être considérée comme miraculeuse qu’après des examens attentifs faits par des médecins aux compétences très sûres.

 

·        De l’absence ou non de témoignages contraires.

 

 

 

III.                L’objection théologique : « Dieu ne change pas d’avis »

 

Il y a principalement deux objections classiques contre la croyance aux miracles : une objection théologique, et une objection épistémologique. La première peut être ainsi formulée :

 

1.       Un miracle est un fait contraire aux lois de la nature et que l’on suppose dû à une force surnaturelle (en général, Dieu, dans la religion chrétienne). Ex : guérison extraordinaire, lévitation, bilocation, etc.

 

2.       Or d’un point de vue chrétien, c’est Dieu qui a créé la nature et ses lois.

 

3.       Donc les lois de la nature sont des lois divines ; elles manifestent la volonté de Dieu.

 

4.       Or, Dieu étant parfait et immuable, il ne change pas d’avis et ses volontés sont parfaitement cohérentes, c’est-à-dire éternelles, immuables.

 

5.       Donc Dieu ne peut pas agir à l’encontre des lois de la nature. Bref, les miracles sont impossibles.

 

 

Les propositions 1 et 2 sont difficilement contestables. Les points à discuter sont dans les deux étapes suivantes. En effet, tout dépend de ce qu’on appelle « manifester la volonté de Dieu ». Les lois de la nature ne la manifestent pas directement. On peut penser qu’il y a une hiérarchie dans les volontés de Dieu. Les premières volontés se rapportent aux fins ultimes. Dieu veut certaines fins, mais il veut aussi les moyens qui permettent de les atteindre. Toutes les volontés se rapportant aux moyens sont subordonnées par rapport à celles qui visent les fins ultimes. Soit x une fin ultime, visée pour elle-même. Il est tout à fait possible qu’une même chose soit tantôt un bon moyen, tantôt un obstacle à l’égard d’une même fin, par exemple, à l’égard de x.

 

Considérons l’exemple suivant : je veux être en bonne santé. Pour cette raison, je décide d’aller à la piscine tous les samedi matin, parce que j’y vois un moyen de rester en bonne santé. Pourtant, je n’irai pas à la piscine le samedi matin quand j’aurai rendez-vous ce jour-là avec un médecin. La même fin (la santé) me commande en général d’aller à la piscine, mais parfois aussi, de ne pas y aller. Ainsi, la même fin implique une règle subordonnée (aller à la piscine le samedi matin) et les exceptions à cette règle. Celles-ci sont des exceptions à l’égard de la règle subordonnée, mais non à l’égard de la première règle (rechercher la santé). Donc le fait que j’admette des exceptions à la règle subordonnée ne veut pas dire que je change d’avis, car ma volonté suit toujours la première règle.

 

Pour illustrer ceci, Leibniz a utilisé une métaphore mathématique : par un nombre limité de points, on peut toujours faire passer une ligne dont la trajectoire se conforme à une certaine équation, donc à une règle (aussi, même les lignes les plus complexes peuvent obéir à un ordre).

 

Prenons encore un exemple. Admettons que Dieu ait créé le cheval pour l’homme, par exemple, pour lui offrir une monture. Ceci n’empêche pas, d’après un texte bien connu du livre de l’Exode, qu’il fasse périr des chevaux égyptiens lors du passage de la mer rouge. Le miracle de la mer rouge implique-t-il une contradiction dans la volonté divine ? Non, car Dieu ne fait pas cela par haine des chevaux, ni pour priver l’homme de sa monture, mais pour sauver les Hébreux  de la colère du pharaon. Si Dieu se révèle au peuple hébreu, c’est pour révéler plus tard son amour à l’humanité entière. En sauvant le peuple hébreu, Dieu prépare le salut de toute l’humanité. Bref, un miracle comme celui-ci ne suppose pas que Dieu se contredise.

 

1.       La volonté divine est cohérente, car parfaite.

 

2.       Donc elle suit des lois constantes, qui ne sont jamais contredites.

 

Mais les lois de la nature ne sont pas nécessairement ces lois, ou pas directement. Elles ne sont peut-être que des lois subordonnées, c’est-à-dire des moyens.

 

 

Pourquoi Dieu fait-il des miracles ?

 

 

Nous ne le savons pas toujours. En tout cas, d’après les nombreux récits de miracles, ils lui permettent de manifester son existence en montrant qu’il y a un Etre au-dessus de la nature. Ils montrent aussi quelque chose de sa nature, par exemple, sa bonté et sa miséricorde (comme dans les guérisons miraculeuses, ou dans les conversions extraordinaires). Autre avantage : ils affermissent l’autorité des saints et de l’Eglise, en augmentent le rayonnement.

 

 

 

IV.                L’objection épistémologique (Hume)

 

 

Hume a montré qu’une grande partie de nos connaissances venait de l’induction. Or l’induction n’est pas rigoureuse. On appelle déduction toute inférence rigoureuse du point de vue logique. Par exemple :

 

(1)     Si Marie était là, sa voiture serait là.

 

(2)     La voiture de Marie n’est pas là.

 

(3)     Donc Marie n’est pas là.

 

 

Au contraire, l’induction n’est pas rigoureuse. En effet, elle part d’un nombre limité de cas, pour en tirer une affirmation universelle telle que « tous les corbeaux sont noirs ». Même si j’ai vu dix mille corbeaux noirs, et pas un seul d’une autre couleur, je ne puis déclarer avec une certitude absolue que tous les corbeaux soient noirs. Pourtant, nombre de nos connaissances sont de ce type. Par exemple, je crois que le soleil se lèvera demain, c’est-à-dire dans quelques heures et non dans six mois. Or je ne le sais que par induction. Dans les sciences de la nature, nos connaissances reposent également sur l’induction. Ces connaissances ne sont pas absolument certaines, mais nous ne pouvons pas les écarter sous prétexte qu’elles ne sont pas acquises par déduction. Si nous faisions cela, nous ne pourrions plus vivre, vu l’importance et le nombre des connaissances acquises par induction. Il n’y aurait plus de physique, plus de biologie, plus de médecine, plus d’industrie, plus de météo !

 

 

En revanche, on peut retenir le principe suivant : il faut admettre en priorité ce qui est confirmé par des expériences nombreuses, et se méfier des généralisations fondées sur quelques cas seulement.  C’est sur ce principe que Hume construit sa critique des miracles. En résumé, il dit ceci :

 

 

(1)     Moins une proposition est confirmée, moins elle est probable.

 

(2)     Moins une proposition est probable, moins elle mérite d’être crue.

 

(3)     Les faits contraires aux lois de la nature sont moins probables que ceux qui y sont conformes. Les faits extraordinaires sont moins probables que ceux qui sont conformes au cours normal des choses.

 

(4)     Donc il ne faut jamais croire ceux qui prétendent avoir assisté à un miracle, car l’affirmation contraire est toujours plus probable que la leur. Par exemple, si quelqu’un prétend avoir vu une autruche voler, je ne puis le croire, car il est plus probable que l’autruche en question ne puisse pas voler.

 

 

 

Réponse

 

 

Hume fait un bond entre (3) et (4) ; il saute plusieurs étapes. Bien sûr, si nous considérons un fait en lui-même, isolément, il est plus probable s’il est plus conforme au cours habituel des choses. Par exemple, il est peu probable que je me mette à léviter. Mais allons un peu plus loin…

 

Imaginons ceci : un homme de bonne foi dit avoir vu son confesseur en lévitation, à quelques mètres de lui, en plein jour et pendant un bon quart d’heure. Mieux encore : dix personnes de bonne foi ont assisté à cet événement. Je les connais depuis longtemps et elles n’ont jamais menti, à ma connaissance. Puis-je rejeter leur témoignage ? Il est très peu probable qu’elles mentent (quand c’est une plaisanterie, ça ne dure pas, et souvent, ça se voit aussitôt).

 

·       On voit qu’il s’agit de comparer deux degrés de probabilité. Qu’est-ce qui est le plus improbable : qu’un fait surnaturel se soit produit, ou bien qu’une personne tout à fait sincère ait menti sans aucune raison ? Si on admet que Dieu existe, on doit croire à la possibilité des miracles. Alors le fait le moins probable pourrait bien être le deuxième…

 

·       Si on prétend que le témoignage des hommes ne vaut rien, même quand il s’agit de personnes honnêtes, sincères, compétentes et intelligentes, alors on rejette toute connaissance par témoignage. Il faut donc rejeter toutes nos connaissances en histoire, en géographie, et dans bien d’autres domaines. Evidemment, cette position est intenable. Les épistémologues disent souvent que la plupart de nos connaissances reposent sur la confiance en d’autres personnes. Il faut donc reconnaître la valeur de la connaissance par témoignage et chercher quelles en sont les règles. Si mes meilleurs amis – ceux en qui j’ai le plus confiance - viennent me raconter un miracle, l’un après l’autre, je peux difficilement douter de leur témoignage, à moins d’être totalement dépourvu de sentiment humain. Mais cette confiance a une raison d’être :

 

 

1.    Ce ne sont pas des illuminés, ni des menteurs, et ils ont constaté le fait dans de bonnes conditions.

 

2.    Si Dieu existe, il est bon et il est donc probable qu’il y ait des miracles. Comme il est bon, il s’intéresse à ses créatures, à l’homme en particulier. Or le miracle a une utilité. Il Lui permet de manifester sa présence, sa toute-puissance, sa bonté, voire sa colère, et d’assurer le rayonnement des saints. Si un prétendu miracle n’a apparemment aucun sens, aucune utilité du point de vue de Dieu, il paraît douteux. Mais dans le cas contraire, il n’est pas impossible.

 

3.    L’Eglise reconnaît certains miracles. Pourtant, sa rigueur est connue dans ce domaine.

 

4.    Notons qu’il y a des constantes dans les miracles, à tel point qu’on peut les classer dans des rubriques : apparitions, guérisons miraculeuses, prescience ou connaissance surnaturelle, lévitations, bilocations, stigmates, multiplications des pains ou des hosties. Les miracles des saints les font ressembler au Christ (stigmates, multiplications des pains, lévitations qui rappellent l’Ascension) ou bien augmentent leur capacité de faire du bien (bilocations, connaissance surnaturelle). Les apparitions de la Vierge ou du Christ sont accompagnées d’un message.

 

5.    Même d’un point de vue strictement scientifique, on doit souvent admettre des faits contraires aux régularités observées. En effet, la science progresse en découvrant des faits contraires aux lois de la nature. Je m’explique : on a découvert, un jour, que la vitesse de la lumière était constante dans tous les référentiels, ce qui contredisait le théorème d’addition des vitesses. On a donc observé un fait apparemment contraire aux lois considérées jusqu’alors considérés comme des lois de la nature. Or ce fait a pourtant été admis, ce qui a finalement abouti, après des recherches acharnées, à la théorie de la relativité générale. Les révolutions scientifiques sont liées à l’observation de faits contraires à des lois fortement confirmées par l’expérience et considérées comme des lois de la nature. D’un point de vue épistémologique, la constatation d’un miracle est du même ordre qu’une expérience réfutant un énoncé appelé « loi de la nature »[1]. On peut même dire que la constatation, dans l’expérience scientifique, est plus complexe et moins sûre, car elle suppose l’utilisation d’un appareillage compliqué. Dans les deux cas, on se fie au témoignage des générations précédentes. Par exemple, les physiciens d’aujourd’hui ne se sentent pas obligés de refaire l’expérience par laquelle on a découvert un jour la constance de la vitesse de la lumière.

 

 

Le raisonnement de Hume serait juste si la connaissance par induction était toujours plus solide que la connaissance par témoignage. Or ce principe est faux. D’ailleurs, la connaissance par témoignage peut être considérée comme une forme particulière d’induction. Nous savons par induction que certaines personnes sont fiables et d’autres non. Par conséquent, quand on entend le témoignage d’une personne relatant un fait apparemment contraire aux lois de la nature, on doit comparer deux conclusions induites, en tenant compte du fait que si Dieu existe, les miracles sont possibles.

 

 

 

V.                  Quelques miracles bien attestés

 

 

Certains miracles sont particulièrement difficiles à contester. Par exemple :

 

·      Quand il y a eu beaucoup de témoins. A Fatima, le 13 octobre 1917, environ 70000 personnes assistèrent au miracle promis par la Sainte Vierge exactement deux mois plutôt « pour que tout le monde croie » : ils virent le soleil danser dans le ciel. Juste après, les enfants rapportèrent à la foule un message de la Sainte Vierge : elle invitait les justes à la prière et à la pénitence pour obtenir la paix et la conversion de la Russie.

 

·      Quand le témoin est extrêmement fiable. Par exemple, plusieurs saints ont raconté les miracles accomplis par eux volontairement ou non. Dans son autobiographie, Ste Thérèse d’Avila a raconté ses lévitations et l’embarras extrême qu’elle éprouvait à chaque fois que ce phénomène se produisait en public. L’authenticité de son livre ne fait aucun doute. A-t-elle menti ? Comment croire qu’une personne aussi sainte, dont la sincérité et l’humilité extrême imprègnent chaque page de son récit, ait pu mentir en s’attribuant des miracles inventés de toutes pièces ? Le cas de Don Bosco est également intéressant. Il avait de très nombreuses relations dans tous les milieux, dans la rue aussi bien qu’au palais royal ou dans les milieux intellectuels. Une équipe d’historiographes, tous amis de Don Bosco, s’est constituée et s’est réunie régulièrement de son vivant pour faire le récit de sa vie. Or le saint a fait de nombreux miracles en public. Mariam Beouardi a prédit deux fois des attentats à la bombe organisés contre le Vatican. Le premier attentat s’est effectivement produit. Du coup, la fois suivante, l’avertissement a été pris au sérieux et l’attentat a été évité. Tout cela a été raconté par des témoins, notamment par ceux qui avaient eu le tort, la première fois, de ne pas prendre au sérieux les avertissements de la jeune carmélite. Peut-on douter de leur sincérité ? Avaient-ils intérêt à inventer ces faits, et la prescience de sœur Mariam ? Le cardinal Antonelli n’avait pas intérêt à s’attribuer une fausse culpabilité. De plus, les cardinaux ne sont pas des illuminés ; ils ne reconnaissent pas facilement les miracles. Pour finir, je mentionnerai encore St Joseph de Copertino, qui a été vu en lévitation par ses supérieurs, par l’amiral de Castille et sa suite, par le pape Urbain VIII en personne, et par des aristocrates protestants parmi lesquels se trouvait le duc de Saxe, Johann Friedrich de Brunswick, qui fut par la suite le protecteur de Leibniz. Tous ces gens de la haute société étaient-ils des menteurs et des illuminés ? C’est peu vraisemblable…

 

·      Quand le miracle prend la forme d’une trace matérielle permanente, ou d’un document pouvant être examiné à volonté pendant plusieurs siècles. Depuis cinq cents ans, on peut admirer, à Guadalupe, une image représentant la Sainte Vierge sur le tilma de Juan Diego. Ce vêtement en feuilles d’agave aurait dû se décomposer en quelques dizaines d’années. Or il subsiste encore. Le miracle est donc patent. De plus, l’image qu’il porte n’a pas été peinte, ni dessinée d’une manière ou d’une autre. Enfin, dans les années 1950, des scientifiques ont découvert, en analysant l’image des yeux, qu’elle représentait en reflet, avec une parfaite conformité aux lois de l’optique, des personnages situés en face de la Ste Vierge. Evidemment, peindre une telle image aurait été un prodige d’habileté au début du XVIème siècle.

 

 

Conclusion

 

 

Chaque fait miraculeux, ou prétendu tel, doit être examiné soigneusement selon une méthode appropriée, soit la méthode historique, soit celle de l’archéologie ou de la médecine. Mais aucune critique épistémologique vraiment sérieuse ne peut réfuter d’avance toute croyance aux miracles. La critique humienne, qui a eu tant de succès, est dépassée. Elle date d’une époque où la connaissance par témoignage était entièrement négligée. D’ailleurs, au milieu du XVIIIème, la philosophie des sciences en était encore à ses débuts. Hume a été lucide en voyant l’importance de la connaissance inductive, mais il s’est trompé en comptant pour rien le témoignage, sur lequel repose pourtant la plus grande partie de nos connaissances.   

 

 



[1] On pourrait objecter ici que les débats sur la vérité ou la fausseté de la religion sont trop passionnés pour qu’on puisse s’y fier au témoignage d’autrui. Mais les passions entravent aussi la recherche scientifique. Il est difficile, pour un chercheur ayant défendu la même thèse pendant vingt ans, d’y renoncer d’un coup face au résultat d’une expérience, surtout si ce résultat, comme souvent dans les sciences contemporaines, fait nécessairement l’objet d’une interprétation délicate et complexe.

 

Par Héron mélomane - Publié dans : Miracles et vies de saints
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Vendredi 19 janvier 2007 5 19 /01 /2007 09:04

Don Bosco est le fondateur des Salésiens. Dès son enfance, il a été appelé à s'occuper de l'éducation des jeunes. Devenu prêtre, il a pu commencer à s'occuper des enfants pauvres des faubourgs de Turin. D'autres prêtres de la ville étaient déjà absorbés par cette tâche.

L'oeuvre de don Bosco est immense, et ses miracles sont tout aussi étonnants, à la fois par leur nombre, par leur diversité, et par la qualité des preuves que nous en avons.

Voici un des faits les plus étranges de la vie de don Bosco.

 

 

Au cours d'un après-midi glacial de décembre 1854 don Bosco raconte à don Alasonatti, Rua, Cagliero, Francesia, Buzzetti et Anfossi (les prêtres qui travaillaient avec lui) qu'il a fait un rêve étrange : il était au milieu du terrain de récréation et, tout à coup, avait vu arriver un valet de la cour royale, habillé de rouge, qui criait : « Grand enterrement à la Cour ! Grand enterrement à la Cour ! ».

Don Bosco raconte qu'à son lever, il a écrit au roi pour lui raconter ce rêve.

Cinq jours plus tard, le rêve semble se répéter, à ceci près : le valet habillé de rouge dit cette fois « Annonce : non pas grand enterrement à la Cour mais grands enterrements à la Cour !" De nouveau, dès qu'il se lève, Don Bosco écrit une lettre au roi d'Italie, lui demandant de "faire en sorte d'écarter les menaces de châtiments et le priant à cette occasion de s'opposer de toutes ses force à la loi en question".

Il s'agit d'une loi antireligieuse qui interdisait les ordres de soeurs et de moines contemplatifs, considérés comme des improductifs.

Le 5 janvier 1855, la reine mère Marie-Thérèse tombe gravement malade. Elle meurt une semaine après, le 12 janvier (à l'âge de 54 ans).

Le 20 janvier. On donne le sacrement des malades à la reine Marie-Adélaïde, épouse du roi Victor-Emmanuel II. Douze jours plus tôt, elle a donné naissance à un enfant et ne s'est pas remise. Elle meurt le jour même. Elle n'a que trente-trois ans.

Le 11 février, après vingt jours de maladie grave, meurt le prince Ferdinand de Savoie, duc de Gênes, frère du roi. Il a trente-trois ans.

Evidemment, cette série d'événements (trois enterrements à la cour en à peine un mois) n'est pas passée inaperçue. Le roi d'Italie connaissait le contenu des lettres envoyées par Don Bosco, et on peut supposer que certains de ses proches le connaissaient aussi.

Les abbés de l'oratoire (qui sont seuls, à l'oratoire, à connaître les songes et les lettres de don Bosco au roi) sont « terrifiés de voir réalisées d'une manière aussi foudroyante les prophéties de don Bosco », écrit don Lemoyne. « Même en période d'épidémie on n'avait jamais ouvert trois tombes royales en l'espace d'un mois ».

Pour en savoir plus sur la vie de Don Bosco, lire Teresio Bosco, Don Bosco, éd. Don Bosco (ce n'est pas difficile à retenir !). Ce livre est bien écrit, facile à lire, très bien documenté, et assez complet sans être trop long. Il replace les événements dans le contexte historique et politique de l'époque, ce qui permet d'apprendre aussi des choses sur l'histoire italienne du XIXè siècle.

 

Par Héron mélomane - Publié dans : Miracles et vies de saints
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Mardi 23 janvier 2007 2 23 /01 /2007 10:06

 

Jean Cagliero, un proche de Don Bosco, a seize ans. Un soir d'août, il rentre malade. On suppose que sa maladie vient du fait qu'il a mangé des fruits avariés. Le médecin, appelé aussitôt par don Bosco, exprime un diagnostic terrible : c'est le typhus. Pendant tout le mois de septembre, son état s'aggrave et il souffre d'une forte fièvre. A la fin du mois, il a la peau sur les os. Deux médecins passent pour le voir et déclarent que son cas est désespéré. Ils conseillent à don Bosco de lui administrer les derniers sacrements.

 

Don Bosco est profondément troublé. Il aime de tout son coeur ce garçon. Il n'a pas la force de lui annoncer la nouvelle. Il demande à Giuseppe Buzzetti de le faire avec une extrême délicatesse. Pendant ce temps, il descend à l'église prendre le viatique.

 

Giuseppe Buzzetti a tout juste parlé à Cagliero quand don Bosco revient avec la custode du Saint Sacrement. Mais au lieu de s'avancer vers le lit, il s'arrête, comme s'il voyait quelque chose que les autres ne pouvaient pas voir. Soudain, son visage n'est plus triste. Il sourit et s'avance vers Jean, qui lui demande s'il va vraiment mourir. Don Bosco lui répond qu'il vivra, deviendra prêtre, et partira très loin. Après ces paroles, don Bosco reporte le viatique à l'église.

 

Quelques jours plus tard, la fièvre tombe et Jean peut se rendre à Castelnuovo pour une longue convalescence.

 

Pendant un certain temps, Buzzetti et Cagliero se demandèrent ce que don Bosco avait vu en entrant dans la chambre. La réponse, don Bosco la donnera lui-même plus tard :

 

« Je mettais le pied sur le seuil lorsque, tout à coup, je vis une grande lumière. Une colombe d'un blanc immaculé, qui portait un rameau d'olivier, descendait vers le lit du malade. Elle s'arrêta à quelques centimètres du visage pâli de Cagliero et lui laissa tomber le rameau sur le front. Aussitôt après, il me sembla que les parois de la chambre s'ouvraient et découvraient des horizons éloignés et mystérieux. Autour du lit apparurent une foule d'étranges silhouettes primitives. On eût dit des hommes sauvages d'une stature gigantesque. Beaucoup avaient la peau sombre, tatouée de mystérieux dessins rougeâtres. Ces géants au visage fier et triste se penchaient sur le malade et, tremblants, se mirent à chuchoter :

 

-    S'il meurt, qui viendra à notre secours ? ».

 

La vision dura peu de temps, mais j'acquis la certitude absolue que Cagliero guérirait ».

Plus tard, Jean Cagliero est devenu l'évangélisateur de la Patagonie (au sud de l'Argentine). Il en est devenu aussi le premier évêque. Don Bosco a fait d'ailleurs plusieurs rêves prémonitoires en rapport avec les missions des Salésiens dans ce pays, alors peu fréquenté par les missionnaires.

Par Héron mélomane - Publié dans : Miracles et vies de saints
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Mardi 23 janvier 2007 2 23 /01 /2007 13:55
Par Héron mélomane - Publié dans : Miracles et vies de saints
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Vendredi 26 janvier 2007 5 26 /01 /2007 09:07

En 1861, à l'oratoire, une équipe de personnes instruites et appartenant aux plus proches collaborateurs de don Bosco décide de se réunir de temps en temps pour raconter, à l'écrit, les épisodes marquants de la vie de don Bosco. Ces réunions sont secrètes ; elles se font à l'insu de don Bosco. L'équipe comprend don Alasonatti, don Rua (futur successeur de don Bosco), don Cagliero (futur évêque de Patagonie), Don Francesia (latiniste de renommée européenne), et dix autres salésiens. Ils sont tous convaincus que ce qui se passe autour de don Bosco a souvent un caractère exceptionnel et même vraiment surnaturel. Perdre le souvenir de ces événements, ce serait perdre un trésor. Il revient donc à chacun de prendre des notes. Pendant les réunions, les notes sont lues pour être corrigées en fonction de l'avis des autres, afin d'obtenir des récits exacts.

Don Lemoyne, en rapportant le fait dans le sixième volume de Memorie Biografiche, note : « Nous pouvons donc être certains de la vérité de ce que nous transmirent ces témoins. Au cours des années, d'autres les remplacèrent pour continuer le travail avec une égale affection pour don Bosco et pour la vérité ».

Ceci, bien entendu, est d'une grande importance. Rappelons que la connaissance en histoire s'appuie sur des témoignages dont la qualité est mesurée à l'aune de certains critères (sincérité des témoins, concordance de plusieurs témoins, etc.) Or il est clair que très souvent, les preuves utilisées en histoire ne sont pas d'une aussi bonne qualité que celles dont nous disposons pour connaître les miracles réalisés par don Bosco à partir de 1861.

 

Par Héron mélomane - Publié dans : Miracles et vies de saints
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Mardi 30 janvier 2007 2 30 /01 /2007 08:43

 

Cet événement a été raconté par Giuseppe Buzzetti (l'économe qui travaillait d'arrache-pied aux côtés de don Bosco) et confirmé par Carlo Tomatis, qui fut parmi les premiers garçons hébergés par don Bosco. Voici comment il est raconté par Teresio Bosco dans Don Bosco (une des meilleures biographies du saint) :

"Le jour des morts, don Bosco emmène tous les enfants qui fréquentent l'oratoire le dimanche et les jours de fête, visiter le cimetière et prier. Il a promis, pour le retour, des châtaignes cuites. Il en a fait acheter trois gros sacs.

Pietro Stella, après avoir passé au crible ce fait en 25 pages de critique historique serrée, et souligné la probabilité douteuse de certains détails admis dans le « récit officiel » fait par don Lemoyne dans le volume III des M.B., conclut : « Pour en revenir au récit de don Bosco et au fait objectif, il serait souhaitable que l'on adoptât la relation Fassati » (Pietro Stella, Don Bosco dans l'histoire de la religiosité catholique, vol I, «La vie et les oeuvres », Pas-Verlag, Zurich, 1968, p. 257). C'est ce que nous avons fait.

Maman Marguerite n'a pas compris ce qu'il veut et en a faire cuire trois ou quatre kilos. Joseph Buzzetti, le très jeune « économe », arrive à la maison avant les autres, voit l'affaire et dit :

-     Don Bosco en sera malade. II faut le prévenir tout de suite.

Mais dans la cohue du retour de toute la troupe affamée, Buzzetti ne réussit pas à s'expliquer. Don Bosco prend le petit panier et commence à distribuer des châtaignes avec la vieille louche toute trouée. Dans le tohu-bohu, Buzzetti lui crie :

-     Pas tant que ça ! II n'y en aura pas pour tout le monde.

- Mais il y en a trois sacs à la cuisine.

-     Non, il n'y a que ça, que ça ! » essaie de lui répondre Buzzetti pendant que les garçons hurlent et se poussent en vagues excessives. Don Bosco est décontenancé.

-     Mais j'en ai promis à tout le monde. Continuons tant qu'il en restera.

Il continue à distribuer une louche à chacun. Buzzetti regarde nerveusement les quelques poignées restées au fond du panier et la file d'attente de plus en plus longue. Un autre commence à observer lui aussi. Et tout d'un coup, il se fait comme un silence. Les centaines d'yeux écarquillés ne perdent plus de vue ce panier qui ne se vide plus...

Il y en eut pour tout le monde. Et ce fut sans doute la première fois ce soir-là que les garçons, les mains pleines de châtaignes, crièrent : « Don Bosco est un saint ! ».

 

 

 

 

Par Héron mélomane - Publié dans : Miracles et vies de saints
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Mardi 30 janvier 2007 2 30 /01 /2007 09:09

 

Quatre cents pains dans une corbeille vide

Le 22 octobre 1860, François Dalmazzo, quinze ans, entre à l'oratoire. II est né à Cavour, il a suivi ses premières classes à Pinerolo. Voici comment il a raconté l'événement :

« ayant lu les fascicules des Lectures catholiques, je demandai qui était don Bosco. Ayant appris qu'il avait une maison pour ses jeunes à Turin, je résolus de me joindre à eux ». François est admis à fréquenter la dernière année de collège.

Au bout de vingt jours, il est découragé. « Habitué à vivre à la maison d'une manière confortable, je ne pus m'adapter à la nourriture vraiment médiocre de la table commune et aux habitudes de l'établissement. J'écrivis donc à ma mère qu'elle vienne me chercher parce que je voulais absolument retourner à la maison

11 novembre. Maman arrive pour m'emmener. Avant de m'en aller, je désirais tout de même me confesser encore une fois à don Bosco. J'attendis mon tour pendant la messe. À la sortie, un petit pain était distribué à chaque jeune pour son petit déjeuner.

Pendant que j'attendais pour me confesser, arrivèrent les deux garçons qui devaient distribuer le pain. Ils dirent à don Bosco :

- Il n'y a plus de pain.

- Que voulez-vous que j'y fasse ? répond don Bosco. Allez chez Magra, notre boulanger, et qu'il vous en donne.

-     Magra a dit qu'il ne nous donnera plus rien parce qu'il n'a pas été payé.

-     Alors, on y pensera. Laissez-moi confesser .

J'entendis ce dialogue fait à mi-voix. Mon tour étant venu, je commençai à me confesser. La messe était déjà à la consécration et les garçons revinrent.

-     Don Bosco, il n'y a vraiment rien pour le petit déjeuner.

-     Mais laissez-moi confesser; ensuite, nous verrons. Allez chercher dans la réserve, dans les réfectoires ; il y aura bien quelque chose !

Pendant qu'ils y allaient, je poursuivis ma confession. J'avais à peine terminé que l'un des garçons revint pour la troisième fois.

-     Nous avons tout ramassé et voilà les quelques petits pains que nous avons trouvés.

-     Mettez-les dans le panier. Je viendrai moi-même les distribuer. Laissez-moi confesser en paix.

Il continua de confesser l'enfant qui était devant lui. Pas loin de la porte qui s'ouvrait après l'autel de la Madone, le panier de pain était déjà déposé. Me rappelant les faits miraculeux qu'on racontait sur don Bosco, et saisi par la curiosité, je cherchai à me placer au bon endroit pour voir ce qui allait arriver.

À la porte, ma mère m'attendait :

-     Viens, François, me dit-elle.

Je lui fais signe de patienter encore quelques minutes. Quand don Bosco arrive, il prend le premier un petit pain, regarde dans le panier et voit qu'il en contient une quinzaine ou une vingtaine. Alors je me plaçai sans me faire remarquer tout à fait derrière don Bosco sur la marche, les yeux à l'affût. Don Bosco commença la distribution. Les jeunes défilaient devant lui, heureux de recevoir le pain de sa main qu'ils baisaient, tandis qu'il disait un mot à chacun ou les gratifiait d'un sourire.

Tous les élèves - environ quatre cents - reçurent leur pain. La distribution finie, je voulus vraiment examiner le panier à pain, et à mon grand étonnement je constatai qu'il s'y trouvait la même quantité de pains qu'avant la distribution. Je restai abasourdi. Je courus tout droit vers ma mère, et je lui dis :

-     Je ne viens plus, je ne veux plus m'en aller, je reste ici. Pardonnez-moi de vous avoir fait venir à Turin.

Et je lui racontai ce que j'avais vu de mes propres yeux, en ajoutant :

-     Je ne veux pas quitter un saint comme don Bosco.

C'est la seule raison pour laquelle je suis resté à l'oratoire et que je me suis associé aux fils de don Bosco ».

François Dalmazzo devint salésien ; il fut pendant huit ans directeur du collège de Valsalice et pendant sept ans procureur général de la congrégation salésienne auprès du Saint-Siège.

 

 

 

Par Héron mélomane - Publié dans : Miracles et vies de saints
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Mardi 6 février 2007 2 06 /02 /2007 20:48

Les apparitions de Fatima et toute la série d'événements mystérieux qui a suivi, pendant des dizaines d'années, jusqu'à la révélation du troisième secret par le pape Jean-Paul II, forment un tout parfaitement cohérent. Certains miracles, dans cette série d'événements, ont été vus et racontés par des témoins très sûrs, dont le pape Pie XII lui-même. Enfin, le miracle du 13 octobre 1917 a duré une dizaine de minutes et s'est produit devant une foule de 70000 personnes.  

Le sens des apparitions de Fatima est prophétique. Dans les messages de la Vierge aux trois enfants qui pouvaient la voir lors des apparitions, elle évoque le sort de la Russie, la fin de la guerre 14-18, et le risque d'une autre guerre mondiale. Le message de Fatima est donc lié, en partie, aux grands événements tragiques du XXè siècle. En même temps, ce message est un appel à la conversion (comme chez les prophètes de l'Ancien Testament). Pour en savoir plus sur le sens des événements de Fatima, vous pouvez cliquer sur le lien suivant :

www.jesusmarie.com/apparitions_fatima_1.html.

Ce qui nous intéresse plus particulièrement, ici, c'est la qualité des preuves disponibles pour confirmer la réalité de ces miracles. Le 13 octobre 1917, après la cinquième apparition, une foule d'environ 70000 personnes s'est rendue à Cova da Iria, à 3 km de Fatima, pour assister au miracle promis par la Vierge exactement trois mois plus tôt "pour que tout le monde croie". Tout d'abord, la Vierge apparaît aux enfants, se présente comme étant "Notre Dame du Rosaire" et renouvelle sa demande que l'on construise une chapelle en ce lieu. Elle invite les "justes" à faire pénitence et à prier pour la paix dans le monde et la conversion de la Russie, puis elle s'en va.

La foule voit alors le soleil tourner trois fois sur lui-même en lançant des faisceaux de lumières de différentes couleurs, d'un côté et de l'autre. Soudain, la foule crie, effrayée : le soleil semble se précipiter vers la Terre, mais il s'arrête. D'après les témoins, ceci a duré environ dix minutes et pendant tout ce temps, il était possible de contempler le soleil fixement sans être ébloui.

Peu de temps après, la guerre prend fin.

Pendant les années 1920-1930, Lucie, devenue religieuse, continue à avoir quelques apparitions. Le 26 janvier 1938, après avoir vu une "aurore boréale", elle annonce à son évêque, ses confesseurs et ses supérieurs que la guerre est imminente.

Mi-octobre 1943 : le pape demande à soeur Lucie d'écrire le contenu du troisième secret que lui a révélé la Vierge en août 1917. Ce message est rendu public en 2000. Il semble prédire l'attentat contre le pape Jean-Paul II. Auparavant, il a été lu par Jean XXIII (en 1960) et par Paul VI (en 1965) ; l'un et l'autre ont refusé de le rendre public.

En 1950, les 30 et 31 octobre,et le 1er novembre, puis le 11 novembre, à 16 heures, le pape Pie XII, dans les jardins du Vatican, voit le soleil "danser", d'une manière qui rappelle le fameux miracle du 13 octobre 1917.  

Imaginons un assassinat en pleine rue, devant mille témoins qui ne se connaissent pas, qui viennent de régions diverses et de milieux tout aussi variés. Ils ont largement le temps de voir l'assassin (plusieurs minutes). Ensuite, lorsque le criminel est inculpé, ils témoignent tous contre lui en racontant les mêmes faits de la même façon. Leurs récits sont cohérents entre eux alors qu'ils n'ont pas pu se concerter pour raconter la même "version' des faits. Ceci est normalement considéré comme une preuve largement suffisante. Ajoutons maintenant qu'aucun témoin n'est venu pour défendre l'accusé ou pour diriger les soupçons vers une autre personne. Dans un cas comme celui-ci, serait-il rationnel de croire que l'individu en question n'est pas vraiment le coupable ? Non, bien sûr. Alors pourquoi ne pas raisonner de la même façon pour les miracles de Fatima, notamment celui du 13 octobre 1917 ? Les témoignages sont nombreux, cohérents entre eux, de qualité, et provenant pourtant de personnes très diverses, de sources indépendantes. Le fait s'est reproduit plus tard, d'après le pape Pie XII lui-même, trois de suite, en 1950. Si tout cela était une supercherie, plusieurs papes y auraient participé... Enfin, si le miracle de 1917 ne s'était pas produit de façon claire, des témoins assez nombreux l'auraient dit. Il y aurait donc eu des contradicitons dans les témoignages.  

Pour plus de détails, lire le résumé des événements dans le QUID, ou bien cliquer sur le lien proposé un peu plus haut...

 

Par Héron mélomane - Publié dans : Miracles et vies de saints
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