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Ce site, rédigé par un jeune enseignant en philosophie, est consacré à la philosophie de la religion et à l'apologétique. Il présente des arguments clairs et quelques explications sur les grands philosophes incontournables dans le débat sur la foi et la raison. Si vous débutez en philosophie, rendez-vous à l'article "notions de base" dans la rubrique "foi, connaissance et raison".

Mardi 30 janvier 2007 2 30 /01 /Jan /2007 08:43

 

Cet événement a été raconté par Giuseppe Buzzetti (l'économe qui travaillait d'arrache-pied aux côtés de don Bosco) et confirmé par Carlo Tomatis, qui fut parmi les premiers garçons hébergés par don Bosco. Voici comment il est raconté par Teresio Bosco dans Don Bosco (une des meilleures biographies du saint) :

"Le jour des morts, don Bosco emmène tous les enfants qui fréquentent l'oratoire le dimanche et les jours de fête, visiter le cimetière et prier. Il a promis, pour le retour, des châtaignes cuites. Il en a fait acheter trois gros sacs.

Pietro Stella, après avoir passé au crible ce fait en 25 pages de critique historique serrée, et souligné la probabilité douteuse de certains détails admis dans le « récit officiel » fait par don Lemoyne dans le volume III des M.B., conclut : « Pour en revenir au récit de don Bosco et au fait objectif, il serait souhaitable que l'on adoptât la relation Fassati » (Pietro Stella, Don Bosco dans l'histoire de la religiosité catholique, vol I, «La vie et les oeuvres », Pas-Verlag, Zurich, 1968, p. 257). C'est ce que nous avons fait.

Maman Marguerite n'a pas compris ce qu'il veut et en a faire cuire trois ou quatre kilos. Joseph Buzzetti, le très jeune « économe », arrive à la maison avant les autres, voit l'affaire et dit :

-     Don Bosco en sera malade. II faut le prévenir tout de suite.

Mais dans la cohue du retour de toute la troupe affamée, Buzzetti ne réussit pas à s'expliquer. Don Bosco prend le petit panier et commence à distribuer des châtaignes avec la vieille louche toute trouée. Dans le tohu-bohu, Buzzetti lui crie :

-     Pas tant que ça ! II n'y en aura pas pour tout le monde.

- Mais il y en a trois sacs à la cuisine.

-     Non, il n'y a que ça, que ça ! » essaie de lui répondre Buzzetti pendant que les garçons hurlent et se poussent en vagues excessives. Don Bosco est décontenancé.

-     Mais j'en ai promis à tout le monde. Continuons tant qu'il en restera.

Il continue à distribuer une louche à chacun. Buzzetti regarde nerveusement les quelques poignées restées au fond du panier et la file d'attente de plus en plus longue. Un autre commence à observer lui aussi. Et tout d'un coup, il se fait comme un silence. Les centaines d'yeux écarquillés ne perdent plus de vue ce panier qui ne se vide plus...

Il y en eut pour tout le monde. Et ce fut sans doute la première fois ce soir-là que les garçons, les mains pleines de châtaignes, crièrent : « Don Bosco est un saint ! ».

 

 

 

 

Par Héron mélomane - Publié dans : Miracles et vies de saints
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