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Ce site, rédigé par un jeune enseignant en philosophie, est consacré à la philosophie de la religion et à l'apologétique. Il présente des arguments clairs et quelques explications sur les grands philosophes incontournables dans le débat sur la foi et la raison. Si vous débutez en philosophie, rendez-vous à l'article "notions de base" dans la rubrique "foi, connaissance et raison".

Vendredi 19 janvier 2007 5 19 /01 /Jan /2007 09:04

Don Bosco est le fondateur des Salésiens. Dès son enfance, il a été appelé à s'occuper de l'éducation des jeunes. Devenu prêtre, il a pu commencer à s'occuper des enfants pauvres des faubourgs de Turin. D'autres prêtres de la ville étaient déjà absorbés par cette tâche.

L'oeuvre de don Bosco est immense, et ses miracles sont tout aussi étonnants, à la fois par leur nombre, par leur diversité, et par la qualité des preuves que nous en avons.

Voici un des faits les plus étranges de la vie de don Bosco.

 

 

Au cours d'un après-midi glacial de décembre 1854 don Bosco raconte à don Alasonatti, Rua, Cagliero, Francesia, Buzzetti et Anfossi (les prêtres qui travaillaient avec lui) qu'il a fait un rêve étrange : il était au milieu du terrain de récréation et, tout à coup, avait vu arriver un valet de la cour royale, habillé de rouge, qui criait : « Grand enterrement à la Cour ! Grand enterrement à la Cour ! ».

Don Bosco raconte qu'à son lever, il a écrit au roi pour lui raconter ce rêve.

Cinq jours plus tard, le rêve semble se répéter, à ceci près : le valet habillé de rouge dit cette fois « Annonce : non pas grand enterrement à la Cour mais grands enterrements à la Cour !" De nouveau, dès qu'il se lève, Don Bosco écrit une lettre au roi d'Italie, lui demandant de "faire en sorte d'écarter les menaces de châtiments et le priant à cette occasion de s'opposer de toutes ses force à la loi en question".

Il s'agit d'une loi antireligieuse qui interdisait les ordres de soeurs et de moines contemplatifs, considérés comme des improductifs.

Le 5 janvier 1855, la reine mère Marie-Thérèse tombe gravement malade. Elle meurt une semaine après, le 12 janvier (à l'âge de 54 ans).

Le 20 janvier. On donne le sacrement des malades à la reine Marie-Adélaïde, épouse du roi Victor-Emmanuel II. Douze jours plus tôt, elle a donné naissance à un enfant et ne s'est pas remise. Elle meurt le jour même. Elle n'a que trente-trois ans.

Le 11 février, après vingt jours de maladie grave, meurt le prince Ferdinand de Savoie, duc de Gênes, frère du roi. Il a trente-trois ans.

Evidemment, cette série d'événements (trois enterrements à la cour en à peine un mois) n'est pas passée inaperçue. Le roi d'Italie connaissait le contenu des lettres envoyées par Don Bosco, et on peut supposer que certains de ses proches le connaissaient aussi.

Les abbés de l'oratoire (qui sont seuls, à l'oratoire, à connaître les songes et les lettres de don Bosco au roi) sont « terrifiés de voir réalisées d'une manière aussi foudroyante les prophéties de don Bosco », écrit don Lemoyne. « Même en période d'épidémie on n'avait jamais ouvert trois tombes royales en l'espace d'un mois ».

Pour en savoir plus sur la vie de Don Bosco, lire Teresio Bosco, Don Bosco, éd. Don Bosco (ce n'est pas difficile à retenir !). Ce livre est bien écrit, facile à lire, très bien documenté, et assez complet sans être trop long. Il replace les événements dans le contexte historique et politique de l'époque, ce qui permet d'apprendre aussi des choses sur l'histoire italienne du XIXè siècle.

 

Par Héron mélomane - Publié dans : Miracles et vies de saints
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