Vendredi 15 décembre 2006
5
15
/12
/Déc
/2006
20:59
pour faire de la philosophie
Inférer : tirer une conclusion ou acquérir une connaissance à partir de certaines données.
Induction : inférence qui aboutit à une conclusion générale à partir de plusieurs exemples du même genre. « Tous les corbeaux sont noirs » : cette conclusion est obtenue par induction à partir des corbeaux qu'on a eu l'occasion d'observer. L'induction n'est pas rigoureuse du point de vue logique. Elle n'est donc pas démonstrative à proprement parler, mais peut toutefois constituer une preuve ou une confirmation (d?une valeur limitée).
Déduction : inférence qui repose sur les règles de la logique ou du calcul mathématique. Ex : Tous les hommes sont mortels ; Socrate est un homme ; donc Socrate est mortel. Ou bien : 2 + 2 = 4, et 4 + 2 = 6 ; donc 2 + 2 + 2 = 6.
Inférence à la meilleure explication : inférence qui conclut en faveur de l'explication la meilleure, c'est-à-dire la plus simple ou la plus probable. Par exemple, si je vois des traces de pas dans la neige, disposées tout à fait comme si elles avaient été causées par un même individu, la meilleure explication consiste à dire que c'est un même et unique individu qui a produit ces empreintes en marchant. Mais il n'est pas logiquement impossible que les empreintes aient été produites par plusieurs personnes de même pointure, ou d'une autre manière encore. Seulement, ces hypothèses sont moins simples et moins probables. L'inférence à la meilleure explication occupe une place importante dans les procès, les enquêtes historiques ou policières, les théories physiques, et aussi dans la connaissance commune (ainsi qu'on peut le voir dans l'exemple des traces de pas).
Absolu : qui existe ou possède ses propriétés sans référence à autre chose, ou de façon indépendante. Par exemple, ce qui vaut absolument, c'est ce qui est toujours et partout valable, par opposition à ce qui ne vaut que dans certaines circonstances. Ex : le « zéro absolu » est la température la plus basse considérée comme physiquement possible (en l'absence de tout transfert d'énergie et de tout dégagement de chaleur). Ce zéro n'est pas celui de tel ou tel système de mesure (le système français, ou anglais, etc.). C'est pourquoi il est absolu. « L'Etre absolu », c'est Dieu, parce qu'il est (ou existe) de façon entièrement indépendante.
Relatif : qui se réfère à autre chose, ou qui dépend d'autre chose. « Relatif » s'oppose donc à « absolu ». Par exemple, ce qui a une valeur relative n'a par définition cette valeur que dans certaines circonstances, ou en fonction de certains critères qui ne sont pas universellement valables. « C'est relativement bon » : c'est bon par rapport à certaines choses, mais il y a aussi des choses meilleures. Le relativisme moral est la thèse selon laquelle il n'y a aucune norme ou valeur morale absolue, c'est-à-dire universellement valable.
Possible : qui peut être (ou qui peut être vrai, quand on parle d'une explication ou d'une proposition). Ce qui est possible est soit nécessaire, soit contingent.
Impossible : qui ne peut pas être (ou qui ne peut pas être vrai). Il convient de distinguer différents types d'impossibilité : certaines choses sont logiquement impossibles, c'est-à-dire contraires aux lois logiques ou mathématiques (par exemple, un cercle carré). On dit alors qu'elles sont absolument impossibles. D'autres sont physiquement impossibles, c?est-à-dire contraire aux lois de la nature (par exemple, un homme qui lévite, qui vole, ou qui se trouve à plusieurs endroits à la fois). Ce qui est physiquement impossible n'est pas toujours logiquement impossible. Par exemple, l'idée d'un homme qui vole ou qui lévite n'est pas contradictoire.
Nécessaire : qui ne peut pas ne pas être (ou bien qui ne peut pas ne pas être vrai). Par exemple, une vérité nécessaire est une idée ou une affirmation qui ne peut pas être fausse. Traditionnellement, les philosophes définissent Dieu comme l'Etre nécessaire, par opposition aux êtres contingents.
Par extension, « nécessaire » signifie souvent « indispensable ».
Contingent : qui peut ne pas être. Tous les êtres qui naissent ou qui meurent, tout ceux dont l'existence n'est pas éternelle, sont considérés comme contingents. De même, toutes les propositions qui sont vraies dans certains cas seulement (ou à certains moments) sont des vérités contingentes.
Probable : qui a des chances d'être vrai ou de se réaliser. « Probable » se dit d'un événement (ou d'une hypothèse) qui a plus de chances d'arriver (ou d'être vraie) que de ne pas arriver (ou d'être fausse). La probabilité s'oppose donc à la certitude, ainsi qu'à l'improbabilité. En calcul des probabilités, quand la probabilité est de 1, l'événement est considéré comme certain. Quand elle est de 0, il est impossible. Quand elle est supérieure à 0.5, il est plutôt probable, et quand elle est inférieure à 0.5, il est plutôt improbable.